Le dialecte de Delphes au IVe et au IIIe siècle av. J. -C.
| Auteur / Autrice : | Mathilde Douthe |
| Direction : | Denis Rousset, Laurent Dubois |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Philologie grecque |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Paris, EPHE |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : École pratique des hautes études (Paris). Section des sciences historiques et philologiques |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Charles de Lamberterie |
Mots clés
Résumé
La constitution et l'évolution de la situation linguistique de Delphes au IVe et au IIIe s. Av. J. -C. Sont l'objet de ce travail. Deux parlers dominent : un dialecte local et la koinè ionienne-attique. La première est une variété de dorien du Nord-Ouest, dont les caractéristiques linguistiques sont étudiées en détail. Elle se révèle différente de chacune de ses voisines et, en particulier, de l'étolien et de la koina du Nord-Ouest, qui semble pourtant constituée en partie à Delphes. La koinè concurrence cette variété locale selon deux modalités : le remplacement du dialecte local et la création d'hybrides. Cela donne naissance à une langue administrative, qui est souvent artificielle et ne correspond sans doute pas à la réalité de la situation linguistique quotidienne. La concurrence entre le dialecte de Delphes et la koinè ionienne-attique est étudiée en détail dans deux types de documents : les documents qui émanent de la cité de Delphes et ceux qui émanent de l'Amphictionie pyléo-delphique. Ils présentent, sur l'ensemble de la période considérée, des rythmes d'évolution différents. Deux ruptures ont pu être décelées dans les documents amphictioniques, au moment de la mort d'Alexandre et dans le dernier quart du IIIe s. Sous l'influence des Étoliens : la koinè recule alors et le dialecte local connaît un regain de vitalité. Les documents civiques, au contraire, témoignent d'un usage régulier du dialecte, à peine perturbé par les influences extérieures