N'habite pas à l'adresse indiquée : la question du logement depuis 1830

par Isabelle Nony

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Dominique Schnapper.

Soutenue en 2011

à Paris, EHESS .


  • Résumé

    La question du logement se structure vers 1830, quand la conjonction de la révolution industrielle et de la croissance urbaine impose de nouvelles manières d'habiter. Le logement fait partie de la question sociale et devient l'enjeu d'affrontements entre ceux qui appellent l'intervention de l'État et ceux qui la refusent. Les constructeurs de cités ouvrières visent à ce que les ouvriers deviennent propriétaires, améliorent le sort de leur famille et assurent la paix sociale. L'action de l'Etat est décisive entre 1954 et 1977. Il finance la construction, facilite des opérations urbaines, contrôle les loyers et réglemente la construction. Puis l'intervention passe du registre politique au registre social. On favorise l'accession à la propriété comme socle de la citoyenneté et le grand ensemble locatif social devient un piège pour certains ménages. L'État providence garantit à chacun une protection contre les aléas de l'existence, propriété sociale qui se substitue à la propriété privée. L'élévation de la qualité du logement produit une élévation de son coût et des dettes qu'il génère. La pénurie de logements abordables génère des situations de mal-logement dénoncées par ceux qui œuvrent pour le droit au logement, désormais reconnu, mais dont l'efficience n'est pas atteinte. Au-delà du cadre matériel, un logement est un lieu qui permet l'activité domestique ou professionnelle et le développement de la sociabilité. L'ancrage au territoriale à partir du logement est différent selon la nature de l'environnement. Politiques de la ville et politiques du logement pâtissent d'être envisagées séparément, la ségrégation urbaine constituant un obstacle à l'intégration par le logement.

  • Titre traduit

    The housing question in France since 1830


  • Résumé

    The housing question appeared around 1830, when industrial revolution increased rural exodus transforming the residential patterns. Social housing became part of the broader social question, including working and living conditions. Some thinkers believed that building houses for workers would guarantee family stability. They promoted the single-family cottage as a condition for social peace. State action was not considered necessary until the Second World War, following which Welfare-state policy included housing policy. It supposed housing building, rents controling, but also city planning and the creation of building standards. After 1977, the housing question went From being a political to a social issue, and building support switched to rent paying support. After earth property, house property is considered the prerequisite for citizenship and housing policy often takes the form of help for owning a house. However, it increased the gap between landlords and tenants. At the same time, social housing, originally built to be a step towards property, became a trap for several households unable to afford apartments. Comfort, safety and security are not guaranteed for ail housing places and this situation is considered in breach of the right to housing. A "good house" must provide a place to live, look after one's family, work and develop sociability. When links between apartment and neighbourhood are not possible, integration by housing is not possible. Consequently, city planning and housing policies shall therefore be worked on and implemented together so as to overcome the above-mentionned limit of social integration by housing

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (420 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 402-420. Notes bibliogr.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Fondation Maison des sciences de l'homme. Bibliothèque.
  • PEB soumis à condition
  • Bibliothèque : École des hautes études en sciences sociales. Thèses.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TPE 2010-10

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université Toulouse Jean Jaurès. Bibliothèque universitaire centrale de lettres et sciences humaines.
  • Accessible pour le PEB
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.