Stratégies d'influences et politiques de maîtrise de la croissance locale

par Katharina Schone

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Catherine Baumont et de Rachel Guillain.

Le président du jury était Miren Lafourcade.

Le jury était composé de Jean Cavailhes, Tanguy Van Ypersele.

Les rapporteurs étaient Thierry Madies, Yvon Rocaboy.


  • Résumé

    Au cours des dix dernières années, les prix immobiliers ont augmenté de façon considérable. Selon certains observateurs, cette hausse peut au moins en partie être attribuée à une insuffisance de l’offre, elle-même due à des politiques foncières restrictives mises en place par certaines communes. Cette thèse cherche à comprendre ce qui motive une commune à instaurer de telles politiques de maîtrise de la croissance. Nous nous plaçons dans le cadre de la Nouvelle Economie Politique et modélisons cette décision comme le résultat d’un jeu de pouvoir entre différents intérêts liés au foncier, arbitré par des élus locaux opportunistes. Ce jeu de pouvoir oppose principalement les propriétaires immobiliers et fonciers, qui peuvent trouver des alliés parmi les entreprises locales, qui s’associent au sein de growth ou ideas machines. Dans un premier modèle nous décrivons ce jeu d’influence sous différentes hypothèses concernant l’influence du vote et du lobbying. Nous montrons que la rigueur de la politique implémentée peut sous certaines conditions être liée de façon négative à la part des propriétaires dans la population locale – et ceci malgré le fait que ces derniers sont clairement partisans d’une politique stricte. Par ailleurs, la mobilité des individus rend les décisions des communes interdépendantes et nous parvenons à une solution d’équilibre qui s’apparente directement au modèle spatial autorégressif utilisé en économétrie spatiale. Une étude empirique portant sur la taxe locale d’équipement confirme l’hypothèse d’interactions stratégiques et montre que les choix des élus sont avant tout influencés par les habitants-propriétaires et les ideas machines d’un côté et par les agriculteurs de l’autre. Dans une deuxième analyse, nous étudions si les élus locaux se servent des mesures de maîtrise de la croissance d’une manière stratégique afin de faciliter leur réélection. Nous développons un modèle de vote probabiliste dans lequel la composition de la population est endogène à la politique foncière. Une étude empirique confirme que les choix de zonage des élus locaux sont influencés par la mobilité de l’électorat, même si leur comportement ne peut pas être qualifié de stratégique.

  • Titre traduit

    Influence strategies and local growth control policies


  • Résumé

    Over the last ten years, real estate prices have risen considerably and accordingly to most observers, this can at least partly be attributed to an insufficient supply, due to local growth control measures. This thesis tries to understand what motivates local authorities implementing such policies. Local politicians are considered as opportunistic and their decision is modelled as the result of a political struggle between different land-related interests. This game for influence mainly opposes the owners of developed and undeveloped land, who find allies amongst local business interests that might form growth or ideas machines. Our first model describes this struggle under different hypotheses concerning the influence of voting and lobbying. We show that the growth controls implemented might under some conditions be less strict the greater the percentage of homeowners in the local population – despite the fact that homeowners favour strict policies. When individuals are mobile, local decisions become interdependent, and under imperfect mobility our theoretically derived equilibrium solution can directly be interpreted as a spatial autoregressive model. Our empirical analysis concerning the “taxe locale d’équipement” confirms our predictions concerning strategic interactions and shows that local decisions are influenced by “homevoters” and ideas machines on the one side, and by the local farmers on the other side. Our second model examines if local politicians use growth control policies strategically in order to modify the local electorate in a manner that facilitates their re-election. Our model is based on probabilistic voting and the composition of the local population is considered as endogenous. Our empirical analysis confirms that zoning decisions are influenced by the mobility of the local electorate, even if we cannot ascertain that politicians are acting strategically.


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Informations

  • Détails : 1 vol.(290 p.)
  • Annexes : Bibliographie p. 264-288, [434] réf.

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  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TNEDIJON/2010/05
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