Le knowledge-based view à l’épreuve des faits : l’interaction entre le knowledge et le knowing et son impact sur la gestion de la connaissance : cas d’expérimentation dans le secteur de services informatiques

par Jorge Manuel Vieira Jordao

Thèse de doctorat en Sciences de gestion

Sous la direction de Yvon Pesqueux.

Soutenue le 08-09-2010

à Paris, CNAM, dans le cadre de Ecole doctorale Arts et Métiers (Paris), en partenariat avec EA 2430 (équipe de recherche) .

Le président du jury était Anne Marchais-Roubelat.

Les rapporteurs étaient Jean-Luc Moriceau, Richard Soparnot.


  • Résumé

    D´après sa déjà longue carrière professionnelle, l´auteur s´interrogea sur le sens du management de la connaissance dans les entreprises de services informatiques où on avait traditionnellement tendance à appréhender les connaissances plutôt comme des objets au lieu de les penser en termes de processus. Au travers de trois expériences successives de recherche-intervention – à la tête d´une software house, orientant un éditeur de logiciel ou dirigeant un centre de services partagés – l´auteur a démontré qu´en privilégiant le knowing sur le knowledge, ainsi que son articulation avec les processus stratégiques et organisationnels, il est possible de donner un contenu au KBV (Knowledge-Based View) dans le secteur des sociétés de services informatiques.En effet, la première de ces expériences montrait qu´en articulant la stratégie et les processus organisationnels d´Eurociber de façon adéquate le partage de la connaissance contribuait pour un vrai contenu du KBV tandis que lors de la deuxième expérience - chez I2S - ce contenu se concrétisait par la coproduction en étroite interaction avec les clients. Finalement, au CA Serviços on a reconnu l´importance de la création de connaissance comme un outil pour le changement stratégique étant donné le besoin fondamental de générer des connaissances sur les interfaces requises par le développement d´une nouvelle vision partagée.


  • Résumé

    Based on his already long professional career the author asked himself what knowledge management would mean for the knowledge-intensive business services firms where there was a traditional tendency to view knowledge as an object instead of a process of knowing.Through three successive experiments of intervention-research – managing a software house, leading a supplier of packaged software or running a shared services centre – the author has proved that privileging the knowing over the knowledge and ensuring a correct articulation with the strategic and organizational processes it is possible that the KBV (Knowledge-Based View) will make sense in the knowledge-intensive business services sector.In fact, during the first experiment it was shown that articulating appropriately the strategy and the operational processes of Eurociber the KBV made sense through knowledge sharing while during the second experiment at I2S that was achieved through the coproduction in close interaction with the customers. Finally, at CA Serviços it was recognized the importance of knowledge creation as a tool for strategic management assuming the fundamental need to generate knowledge about the interfaces required by the development of a new shared vision.

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