Les petites villes des espaces périphériques interstitiels : comparaison entre le sud Massif Central (France) et la Castille / Haute-Estrémadure

par Marie-Eve Fererol

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Franck Chignier-Riboulon.

Le président du jury était Yves Chappoz.

Le jury était composé de Yves Chappoz, André Humbert, Régis Guillaume, Michel Guerin, Jean-Charles Edouard.

Les rapporteurs étaient André Humbert, Régis Guillaume.


  • Résumé

    Cette thèse a été bâtie sur l’hypothèse que les espaces interstitiels, secteurs en situation de marginalité et faiblement métropolisés, sont plus dynamiques qu’il n’y paraît de prime abord. Notre travail montre que la construction actuelle des statistiques tend à sous-évaluer la réalité urbaine de ces régions. Or, les petites villes sont une des clés du maintien, voire du renouveau, de territoires. Reconstituées selon des limites cohérentes, en tenant compte des communes de banlieue, les petites villes sont toujours des noeuds de résistance dans ces milieux particuliers : 78% d’entre elles sont en hausse démographique et 88% bénéficient d’un marché du travail florissant entre 1999 et 2006. En outre, il apparaît qu’un réseau christallérien structure encore le sud Massif Central, même si des modifications à la base sont survenues. Un constat quasi identique s’observe en Castille/Estrémadure, autre espace interstitiel. L’outil comparatif a permis de mettre en évidence les traits invariants qui décrivent les petites villes, mais également de souligner quelques différences, notamment sur le plan de l’aménagement du territoire. Ceci nous amène à une réflexion plus poussée sur les politiques publiques françaises. Certaines villes ont décliné, pour maintes raisons, et n’assurent plus une fonction d’organisation et de commandement de l’espace. Cette situation interroge les politiques publiques actuelles menées, notamment leur logique égalitaire. La solution ne consisterait-elle pas plutôt en une politique volontariste d’aménagement du territoire à destination, prioritairement, des villes les plus porteuses d’avenir, dans le cadre d’un renforcement des Régions ?


  • Résumé

    This thesis is founded on the hypothesis that interstitial spaces, i.e. peripheral andless citified zones, are more vibrant than they seem at first glance. Our research shows that the way current statistics are constructed tends to underestimate the urban reality of these regions. However, small towns play a key role in maintaining and even renewing territories. Reconstructed according to coherent borders, by taking into account suburban communities, small towns consistently represent pockets of resistance in these special environments : 78%are expanding demographically and 88% benefitted from a thriving labour market from 1999 to 2006. Moreover, it seems that a Christallerian network is still shaping the southern part ofthe Massif Central, even if basic changes have occurred. And almost identical phenomenonwas observed in another interstitial space, Castile/Estremadura. A comparative tool enabledus to reveal the invariant traits that describe small towns, but also to emphasise several differences, notably in terms of land management. This led us to examine French publicpolicy more closely. Certain towns have declined, for a multitude of reasons, and no longer fulfil the function of organising and controlling space. This situation challenges current public policies, notably their egalitarian rationale. Would it not be better to reinforce regions by adopting aproactive land management policy focused on the towns with the most promising future ?

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