L’inscription des enseignes et devantures commerciales dans les romans parisiens de Balzac et Zola

par Patricia Gouritin

Thèse de doctorat en Littérature française du XIXe siècle

Sous la direction de Pierre-Jean Dufief.

Soutenue en 2010

à Brest .


  • Résumé

    Pourquoi maintenir aux seuils du "Père Goriot" ou de "La Maison du Chat-qui-pelote" les longues presentations de devantures de la maison Vauquer ou Guillaume ? Que peuvent donc apporter les abondantes descriptions d’étals dans "Le Ventre de Paris" de Zola si ce n’est un ralentissement du rythme du récit ? De telles séquences ne relèvent-elles que de l’amplifiation ? Etre réaliste n’est-ce que décrire à tout prix et encore décrire en espérant un jour parvenir à l’inaccessible étoile… la fulgurance du réel ? Nous veillerons tout au long de cet ouvrage à démontrer en quoi ces enseignes et devantures sont nécessaires, qu’elles donnent lieu à de longues séquences descriptives ou n’apparaissent que sous la forme de mentions rapides. Elles participent à la poétique de Paris qui éclot au XIXe siècle, offrent aux romans balzaciens et zoliens une portée testimoniale en dressant un tableau en relief de la Restauration et la Monarchie de Juillet pour l’un, du Second Empire pour l’autre. Elles contribuent aussi à la satire sociale qu’entendent mener à bien ces observateurs lucides et critiques de leur époque et revêtent en outre diverses fonctions intra-textuelles, diégétiques. Mais, elles contribuent surtout à notre plaisir du texte, plaisir qui repose sur la rencontre d’un regard original porté sur le monde : regard sémiologique chez Balzac, regard artistique chez Zola ; tout cela pour finalement en venir à modifier notre propre regard, à apporter ce que les surréalistes ont qualifié de "sentiment merveilleux du quotidien".

  • Titre traduit

    ˜The œpresence of signs and shop windows in the Parisian novels of Balzac and Zola


  • Résumé

    Why lingering on die long presentations of the shop windows of the “Maison Vauquer” or Guillaume’s family in the early pages of "Father Goriot" or "At the Sign of the Cat and Racket"? What are the rich descriptions of the market stalls in Zola’s "Le Ventre de Paris" bringing to the text, if not a slowdown in the narrative pace? Are these sequences only participating in the amplification process? What is the meaning of reahim, if not a never-ending description with the hope of reaching the ultimate goal, namely making the reader own the real, as in the blink of an eye? The following work will be dedicated to the demonstration that these signs and shop windows are necessary elements, either when the object of long descriptive sequences or when briefly referred to. They contribute to the poetics of l9th-century Paris and provide Balzacian and Zolian novels with a power of testimony by brushing a true-to-life painting of the Restoration and the July Monarchy on the one hand and the Second French Empire on the other hand. They also participate in the social satire that these writers, as lucid observers endowed with a critical eye, intend to achieve. They also have specific intra-textual and narrative fonctions. Above all, they are part and parcel of our own “pleasure of the text”, a pleasure which is based on discovering an original approach of the world - a semiological perspective in Balzac’s work, an artistic perspective in Zola’s literature, with the final aim to make the reader alter his own way of loocking and bring what the surrealists referred to as the wonderful feeling of everyday life.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (828 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 769-780. Index

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  • Bibliothèque : Université de Bretagne Occidentale. Service commun de la documentation. Section lettres et sciences sociales.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TBRX2010/17A-B
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