Pindare et Sophocle : présence de la poésie dans l’ « Introduction en la métaphysique » de Heidegger

par Adéline Froidecourt

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Pascal David.

Soutenue en 2010

à Brest .


  • Résumé

    Pourquoi Heidegger commente-t-il des paroles de Pindare et de Sophocle dans le cours qu’il prononce en 1935, « Einführung in die Metaphysik » ? La seule ambition de cette étude est de soutenir que la poésie ne peut pas être un moyen d’échapper à la métaphysique : au contraire se dit déjà avec la poésie grecque la vocation grecque de penser l’être. Bien que les deux poètes ne visent pas une détermination de «l’être », Heidegger montre que les chants de Pindare mais aussi OEdipe roi et Antigone envisagent le rapport de l’homme grec à l’entièreté de ce qui est en tant qu’il paraît. Les références aux poètes ne jouent pas un rôle décoratif, mais de premier plan dans l’accès à la pensée grecque : cela se comprend en approfondissant philologiquement les remarques et les traductions de Heidegger, mais aussi l’oeuvre des poètes que ses indications invitent à relire. Le cours se met à l’écoute de deux poètes dont les paroles permettent de mieux accéder au commencement historial de la métaphysique.

  • Titre traduit

    Pindar and Sophocles : the meaning of poetry in Heidegger’s « Introduction to metaphysics »


  • Résumé

    Why does Heidegger discuss the words of Pindar and Sophocles in his 1935 course of lectures, “Einführung in die Metaphysik” ? The sole aim of the present study is to demonstrate that poetry cannot be seen simply as a means to get away from metaphysics: the Greek preoccupation with Being is evident in Greek poetry. Even though the intention of the two poets is not to determine the nature of “Being”, the songs of Pindar as well as “Oedipus the King” and “Antigone” assume that there is a relationship between the Greeks and the entirety of what is involved in the Appearance. The references to poets’ words are not decorative but are crucial in granting us access to Greek thought: this becomes clear through a close textual examination of Heidegger’s commentaries and translations, and also by a re-reading of the work of the poets that are suggested by his comments. Heidegger’s course brings to our attention two poets whose words facilitate our access to the historical beginnings of metaphysics.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (479 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 449-471. Index

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  • Bibliothèque : Université de Bretagne Occidentale. Service commun de la documentation. Section lettres et sciences sociales.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TBRX2010/3
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