Abd el-Kader El Djazaïri : émir, soufi, franc-maçon : l'action et la spiritualité en harmonie

par Pierre Dubos

Thèse de doctorat en Cultures et sociétés dans le monde arabe et musulman

Sous la direction de Samaha Khoury.

Soutenue en 2010

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    Until the end of the nineteenth century, the personality of emir Abd el-Kader remained very complex, not to say mysterious. Abd el Kader's traditional image as a bright, courageous chief of war, and early hero of algerian unification, is often pointed up, which underemphasizes his spiritual dimension, indeed, not as known is the fact that the emir was a learned man of letters, faithful to traditional spiritual Islam, and at the same time a freemason, believing in humanism. The sincerity of his faith has never been questioned, he is even considered as a great supporter of Sufism. And yet, his spiritual progress seems surprising in a century when following Freemasonry precepts was widely acknowledged, in the Western world as well as in the Orient. ; it also looks antithetical with religious orthodoxy, Muslim orthodoxy in particular. We wish to tackle the question raised by that paradox: how could Abd el-Kader reconcile the two inward ways of thinking suggested on one hand by Sufism and by Freemasonry on the other ? In the first part, we will describe Abd el Kader's family, historical and Freemasonry backgrounds from 1803 to 1832, and his activity as a duty-bound man having to face responsibilities from 1832 to 1837. The second part will deal with Abd el Kader's spiritual proceeding in Sufism, we will also consider his spiritual evolution in Freemasonry. Then we will try to highlight the discrepancies between Sufism and Freemasonry, but also the convergences which made Abd el-Kader's thought process so consistent.


  • Résumé

    Jusqu’à la fin du XIXème siècle, la personnalité de l’émir Abd el-Kader demeure très complexe, pour ne pas dire mystérieuse. L’image traditionnelle d’Abd el-Kader, chef de guerre intelligent et courageux, précurseur de l’unité algérienne, est valorisée et occulte la dimension spirituelle. Il est, en effet, moins connu que l’émir fut aussi un lettré érudit, soufi dans la grande tradition de l’Islam spirituel et simultanément franc-maçon adepte de l’humanisme. La sincérité de sa foi ne fut jamais contestée en milieu initié, il jouit de la réputation de grand soufi. Il demeure que sa voie spirituelle apparaît surprenante dans un siècle où la démarche maçonnique est largement affirmée, en Orient comme en Occident, antithétique avec l’orthodoxie religieuse, notamment musulmane. Nous nous proposons d’aborder la problématique que pose ce paradoxe : comment Abd el-Kader a-t-il pu concilier les deux voies initiatiques que lui offraient simultanément le Soufisme et la Franc-Maçonnerie ? Dans une première partie, nous situerons Abd el-Kader dans son cadre familial, confrérique, historique de 1808 à 1832 et son action en qualité d’homme engagé dans des responsabilités qu’il assume par devoir de 1832 à 1847. La deuxième partie traitera de la démarche spirituelle d’Abd el-Kader dans le Soufisme et en Franc-Maçonnerie. Suite à cela, nous nous efforcerons de mettre en lumière les divergences entre Soufisme et Franc-Maçonnerie, mais aussi les convergences qui ont donné la cohérence à la démarche d’Abd el-Kader.

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  • Détails : 2 vol. (344, 177 f.)
  • Annexes : Bibliogr. : f. 317-325 du vol. 1

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