Architecture schize, installation plastique pour une construction sensible de l'espace

par Sylvie Perin-Himpens

Thèse de doctorat en Arts plastiques et sciences de l'art

Sous la direction de Sylviane Leprun.

Soutenue en 2010

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    S’appuyer sur la dérive psychique, notamment la schizophrénie, engage une réflexion sur le processus d’aliénation de l’humain dans son cadre de vie. Cette thèse vise à poser l’incidence de l’architecture sur l’existence humaine dans le sens où notre être se fonde sur le couplage de notre corps et de l’espace. La notion de rhizome articule différents champs de recherche : les neurosciences, les arts plastiques et l’architecture. L’installation plastique est susceptible de dépasser le clivage de l’art et la science en interrogeant notre rapport à l’espace. La perception, les émotions ressenties dans l’expérimentation d’une installation questionnent les résistances vis-à-vis de l’espace. Déconstruire pour reconstruire c’est revisiter les pré-requis afin de trouver une autre cartographie dans la réalité. Trois piliers étayent notre problématique : celui du corps, de l’esprit, du lieu. L’architecture en tant qu’installation de la vie doit redéfinir le jeu des acteurs et sa situation dans le territoire. Le point de vue psychosociologique de l’ambiance architecturale interroge l’espace vécu mais le poids de la mémoire s’inscrit dans les lieux et met frein au changement ; le site de Boulogne sur mer en sera le référent. Pour un tapis processus du mouvement nous mettons en cause l’architecture de la boîte industrielle et sa notion d’enfermement, la verticalité et l’horizontalité pour celles du surgissement et d’ impermanence, d’incertitude. Si l’espace conditionne la possibilité de mouvement, le psychique et le physique, le corps dansant, la sensorialité, sont les matériaux de la construction de l’enveloppe architecturale et du territoire de demain.


  • Résumé

    To emphasize mental illness, in particular schizophrenia, requires us to reflect on the process of the alienation of the human being in his living environment. This study aims at establishing the effect of architecture on human existence to the extent that our being is founded on the direct link between our bodies and our living space. The notion of rhizome intertwines different fields of research such as the neurosciences, the plastic art and architecture. The art installation may reach beyond the division between art and science as it test our relationship to space. The sense perception, the emotions felt in experimenting to produce an art installation raises questions about how resistant we are as far as space is concerned. To dismantle something in order to build it up again is to re-examine the prerequisites so as to find another road-map into our real existence. Three pillars shone up the issue to be debated: those of body, mind and place. Architecture, in deciding our living installation has to re-define the game the actors play and its stands in relation to town planning. The socio-psychological point of view of the architectural environment examines the space lived in, but the heavy influence of memory invades theses places and shows down. The site of Boulogne sur mer will serve as referent. As part of the movement, we call into question the architecture of the industrial box, with its vertical and horizontal lines looming up at us, its notion of confinement, impermanence and uncertainty. If space conditions the possibility of movement, the mental and physical, the dancing body and all that is sensory should be construction materials of the new architectural skin and the town planning of tomorrow.

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  • Détails : 1 vol. (401 p.)
  • Annexes : Bibliographie en fin des chapitres, 229 références. Index

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : MFiche 223/4244
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