La mémoire de l'avortement en Roumanie communiste : une ethnographie des formes de la mémoire du pronatalisme roumain

par Elena Lorena Anton

Thèse de doctorat en Ethnologie. Anthropologie sociale et culturelle

Sous la direction de Bernard Traimond et de Nicolae Constantinescu.

Le président du jury était Rodica Zane.

Le jury était composé de Laurence Kotobi.

Les rapporteurs étaient Rose-Marie Lagrave, Vinitila-Miron Mihailescu.


  • Résumé

    L’objectif de cette thèse est d’établir une ethnographie des formes de la mémoire de l’interdiction de l’avortement dans le régime totalitaire de Ceausescu. Entre 1966 et 1989, le régime communiste roumain a imposé des politiques pronatalistes, au nom du : binele natiunii socialiste (« le bien de la nation socialiste »). Une construction de la maternité comme « tradition roumaine » a été ainsi développée, en parallèle d’une stricte interdiction de l’IVG, et de la mise à l’écart des moyens contraceptifs modernes. La remémoration sociale de ce passé difficile reste encore un tabou dans la société roumaine d’aujourd’hui. Il semblerait qu’en Roumanie actuelle cette remémoration-faible joue un rôle important dans la santé reproductive, et qu’elle est déterminée par des relations d’intersubjectivité entre les différentes formes de la mémoire du pronatalisme, c'est-à-dire la mémoire officielle, la mémoire culturelle (publique) et la mémoire sociale-partagée. L’analyse développée sur ces formes et leurs relations d’intersubjectivité a pour base un terrain anthropologique (2004-2009) sur la mémoire de l’avortement en Roumanie communiste, et fut réalisée dans le domaine interdisciplinaire des Études mémorielles.

  • Titre traduit

    The memory of abortion during Communist Romania : an ethnography of the memory forms of Romanian pronatalism


  • Résumé

    Taking the pronatalism of Ceausescu’s regime as a case study, this thesis is an an ethnography of the memory-formes of a recent delicat past, such as the banning of abortion in a totalitarist regime. From 1966 to 1989, the communist regime imposed extreme policies of controlled demography in Romania, as it was imputed, for ‘the good of the socialist nation’. A construction of maternity as ‘Romanian tradition’ was developed in parallel to the banning of abortion on request and the making of contraception almost inaccessible. The social remembering of such a difficult past is still a taboo in contemporary Romanian society. This law-remembering, which is maybe playing an important role in the current situation of Romania’s reproductive health, is influenced by the intersubjectivities devellopped between the different forms of pronatalist memory, i.e. its official memory, its cultural memory and its social memory. The analysis of those memory-formes and their intersubjectivities is based on an anthropological fieldwork (2004-2009) on the memory of abortion in Communist Romania, and is theoretically informed by the interdisciplinary field of Memory Studies.


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