Etude des interactions initiales entre moisissures et cellules épithéliales respiratoires dans les pathologies fongiques infectieuses (aspergillose invasive) et immuno-allergiques (pneumopathies d'hypersensibilité)

par Anne-Pauline Bellanger

Thèse de doctorat en Sciences de la vie et de la santé

Sous la direction de Laurence Millon.


  • Résumé

    Les moisissures sont des champignons microscopiques ubiquitaires présents dans l'environnement qui peuvent être responsables de pathologies fongiques caractérisées par des manifestations cliniques variées. Les mécanismes de défense immunitaire contre les agents fongiques sont nombreux, allant de mécanismes protecteurs, mis en jeu immédiatement (immunité innée) à des mécanismes adaptatifs sophistiqués qui sont induits spécifiquement pendant l'infection (immunité adaptative cellulaire). Ce travail comporte une partie bibliographique sur les mécanismes physiopathologiques mis en jeu en cas d'infection (exemple de l'argillose invasive) et en cas de réaction d'hypersensibilité (exemple de la maladie du poumon de fermier) et sur les outils (modèles cellulaires et techniques analytiques) permettant d'étudier ces mécanismes physiopathologiques. Dans les travaux de recherche, nous nous sommes intéressés au rôle de l'épithélium respiratoire, première ligne de défense de l'hôte lors de l'inhalation d'agents fongiques, dans deux situations, l'une aboutissant à un mécanisme infectieux, l'aspergillose invasive, et l'autre à une réponse d'hypersensibilité retardée avec dépôts d'immuns complexes, la maladie du poumon de fermier. L'étude de la réponse initiale des cellules épithéliales pulmonaires, première barrière de défense de l'organisme, nous a permis de mieux appréhender les mécanismes mis en jeu en réponse à l'inhalation de diffe��rents allergènes. Ainsi, le rôle de la germination des conidies dans le développement de la réaction inflammatoire au cours de l'aspergillose a pu être établi et de nouveaux arguments en faveur du rôle pathogène des moisissures dans le poumon de fermier ont été acquis, en particulier pour A. Corymbifera, alors que pour cette maladie, seul S. Rectivirgula, actinomycète thermophile, est retenu comme agent étiologique depuis des années. Par ailleurs, le travail effectué avec les fractions protéiques purifiées d'E. Amstelodami a mis en évidence un rôle prépondérant des protéines de la forme filament dans la réponse inflammatoire initiale. Afin d'approfondir les mécanismes physiopathologiques mis en jeu et d'étudier le rôle des moisissures dans le recrutement lymphocytaire, nous avons comme projet d'utiliser à présent les cellules dendritiques. Ces cellules sont obtenues après traitement par facteurs de croissance de monocytes sanguins prélevés chez des sujets sains (voire même dans un deuxième temps chez des agriculteurs malades). Plusieurs études rapportent l'intérêt des cellules dendritiques, qui sont spécialisées dans la reconnaissance, le traitement et la présentation des antigènes, et qui jouent un rôle fondamental dans la régulation de l'immunité innée et adaptative. De ce fait, les travaux futurs utilisant ce type cellulaire devraient être riches en informations et permettre de compléter les données obtenues concernant la première étape initiale épithéliale.


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Informations

  • Détails : 1 vol. ([159 p.])
  • Notes : Thèse disponible en texte intégral (au format PDF) dans la base de données ARTUR-FC, accessible à partir de l’adresse www.scd.univ-fcomte.fr puis lien vers ARchive des Travaux Universitaires et de la Recherche - Franche-Comté (= ARTUR-FC : nom de la base des productions scientifiques de l Université de Franche-Comté)
  • Annexes : Bibliogr. p. 135-156 et en fin des articles

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire Santé (Besançon).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : WF.652.BEL.2010
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