La nouvelle objectivité

par Florent Darmon

Thèse de doctorat en Art. Cinéma

Sous la direction de Hervé Joubert-Laurencin.

Soutenue en 2010

à Amiens .


  • Résumé

    Le cinéma, considéré comme art le plus proche de « l’impression de réalité » a toujours oscillé entre deux pôles apparemment inconciliables : d’un côté un cinéma qui serait à même de prendre en charge « la réalité », appelé documentaire, et de l’autre un cinéma qui construirait une « fausse réalité » constituée pourtant à partir d’éléments bien « réels », appelé fiction. Les rapports que les deux termes, documentaire et fiction entretiennent avec ces deux notions, réel et réalité, c’est ce que le présent travail veut s’attacher à déterminer, et va tenter notamment de questionner. A partir d’une réflexion sur la séparation entre réel et réalité, nous envisagerons ce que peut induire au niveau formel l’attachement d’un cinéaste selon qu’il oriente son cinéma plutôt vers la première notion ou plutôt vers la seconde. Cela nous amènera alors à étudier toutes les relations qui interagissent entre le film et le spectateur, et plus particulièrement à recenser dans des théories de certains auteurs les différents régimes de croyance de l’image. Cela passera donc, dans une certaine mesure par une remise en cause critique des « écoles » classique, moderne, non en soi mais en termes de dénomination. Il faudra bien entendu envisager, à partir de cette démarche pragmatique qui se place du côté du « faiseur », le cinéaste, de définir de nouvelles classifications. Ces classifications, loin des écoles esthétiques, se fonderont sur le triangle des rapports cinéaste/image/spectateur, avec pour sommet la construction d’une image particulière, interface entre l’auteur et le spectateur. Les différentes postures énoncées par différents théoriciens nous permettront de brosser un tableau global qui indexe de façon inédite l’inclination des cinéastes dans leur positionnement à travers les images qu’ils construisent vers des degrés de réalité différents. Cette nouvelle classification qui intégrera, et la scission documentaire/fiction et la scission classique/moderne, nous permettra de faire émerger une pratique radicale dans un nouveau rapport à la réalité, que les anciennes classifications ne permettaient à mon sens pas de rendre compte. Ainsi, l’objet de ce travail sera celui qui, à partir d’une mise en perspective à travers une historicité et d’écriture théoriques sur le cinéma, et plus particulièrement d’une approche communicationnelle de l’image, s’intéressera ensuite à dessiner les contours et signifier l’émergence d’une nouvelle forme contemporaine dans le cinéma. Nous nommerons cette forme « Nouvelle Objectivité ». Ainsi, l’idée maîtresse de notre hypothèse est d’avancer qu’il se cherche dans le cinéma aujourd’hui- dans une pratique que la théorisation peut tenter d’accompagner- une forme nouvelle qui tente, en conciliant quelque chose de la forme moderne et classique, tout en ré envisageant la frontière documentaire/fiction, de rendre compte du réel et ce de manière inédite, un cinéma, qui en tant qu’empreinte pourrait « objectivement » faire surgir du « réel ».

  • Titre traduit

    Cinema's new objectivity


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (363 f.)
  • Notes : Thèse confidentielle.
  • Annexes : Bibliographie p.[364]-367.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Picardie Jules Verne. Bibliothèque universitaire. Section Lettres et Sciences humaines.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : W 11700
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.