''Le Coran par lui-même'' : l'autoréférence dans le texte coranique
| Auteur / Autrice : | Anne-Sylvie Boisliveau |
| Direction : | Denis Gril |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études arabes et islamologie |
| Date : | Soutenance en 2010 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille 1 |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université de Provence. Faculté des lettres et sciences humaines (1969-2011) |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Mohammad Ali Amir-Moezzi, Michel Cuypers, Claude Gilliot, Angelika Neuwirth, Stefan Wild |
Résumé
« Que dit le Coran sur lui-même ? ». L’analyse du vocabulaire autoréférentiel (partie I) montre que le Coran se décrit lui-même comme Ecriture « façon judéo-chrétienne » qui représente un enjeu de communication auprès de l’auditeur/lecteur. L’argumentation autoréférentielle indirecte (partie II) est formée de trois stratégies renforcées par des procédés rhétoriques : les discours sur les actions de Dieu, les Ecritures antérieures et la fonction prophétique ; elle confère au Coran le monopole de l’autorité scripturaire – donc de la communication divine – et pousse l’auditeur/lecteur à une soumission décisive à cette autorité. L’analyse de l’évolution du discours autoréférentiel au long du développement chronologique du corpus coranique (partie III) met en évidence, au moyen de la différenciation entre un texte ß commentant un texte α, comment l’essentiel du texte se construit pour soutenir une puissance autoréférence, laquelle ne viserait l’ensemble du texte qu’en dernière période.