De la phytothérapie créole en Guadeloupe : à partir d'une étude prospective du terrain

par Samuel Chemla

Thèse de doctorat en Médecine générale

Sous la direction de Monique Polycarpe.

Soutenue en 2010

à Antilles-Guyane .


  • Résumé

    Selon l'O. M. S. , 80% de la population mondiale utilise des plantes pour sa santé. Afin de dresser un panorama de cet usage en Guadeloupe, nous avons mené une enquête par questionnaire auprès de 65 patients et de 55 médecins généralistes résidant dans cette île. Notre étude a mis en évidence une large utilisation de la phytothérapie. Pour les patients, 86% des consultants utilisent des plantes qu'ils considèrent comme « naturelles », donc sans danger, y compris en association avec l'allopathie. Raison pour laquelle les patients informent rarement les médecins de leur utilisation (40% dans notre étude 14% au Royaume-Uni, 18% à la Jamaïque, 24% à Trinidad). Quinze pour cent de nos patients ont signalé des effets indésirables, pour 1 plupart bénins: chiffre plus important que dans la littérature (à Trinidad, 6% de 265 patients ont constaté des effets secondaires, mais les plantes n'étaient pas les mêmes). Pour les médecins généralistes, 40% sont prescripteurs. Aucun praticien n'a rencontré d'effet indésirable induit par les plantes. On note que la phytothérapie est prescrite selon un mode particulier: un consentement oral du médecin, sans assentiment écrit. Les interactions allopathie-phytothérapie sont en augmentation rapide, mais restent rares, comparées aux interactions entre médicaments conventionnel : à la Jamaïque 1,7% et à Trinidad 1,1% des patients. La littérature ne mentionne aucune des plantes de notre travail, dans les interactions avec l'allopathie. Au vu de ces résultats, la prescription de phytothérapie semble importante en Guadeloupe. Une information contrôlée et scientifique sur son usage serait bénéfique pour les patients et les praticiens.

  • Titre traduit

    About herbal in Guadeloupe : from a field survey


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    According the W. H. O. , 80% of the population of the world use plants for their health. In order to draw up an overview of this use in Guadeloupe (one of French West lndies), we conducted a survey via an administered questionnaire to 65 patients and 55 general practitioners, living on this island. Our study showed a wide use of phytotherapy. Regarding the patients, 86% of the consulting people use herbai medicines, that they consider being "natural", therefore safe, including when associated with conventional treatments. That is the main reason why patients rarely inform their physician that they use herbs (400 in our study, 18% in Jamaica, 24% in Trinidad). 15% of our patients reported side effects, most of them mild: this percentage is higher than in the literature (in Trinidad, 6% of 265 patients observed side effects, but the plants were different). As for the general practitioners, 40% prescribe Caribbean plants. None of the physicians encountered side effects that could be caused b herbs. To be noticed, in Guadeloupe, phytotherapy is prescribed according a peculiar way: a verbal consent of the medical doctor, withou written assent. Interactions between herbai and prescription medicines are increasing rapidly, but remain rare compared with drug-drug interactions: in Jamaica, 1. 7% and in Trinidad 1. 1% of the patients. None of the plants quoted in our work could be found in the Iiterature, as being a potential cause of interaction with conventional treatments. Given these results, herbai prescription seems important in Guadeloupe. A scientific controlled information about its use would be beneficial for patients and physicians.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (90 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.xxx-xxx. Index

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  • Bibliothèque : Université des Antilles (Pointe-à-Pitre, Guadeloupe). Service commun de la documentation. Section Droit-Sciences.
  • Accessible pour le PEB
  • Cote : TA 0480ju
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
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  • Cote : 2010AGUY0341
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