Etudes épidémiologique et phylogénétique chez Bartonella henselae par la technique MLVA

par Rim Bouchouicha

Thèse de doctorat en Biologie moléculaire

Sous la direction de Nadia Haddad.

Soutenue en 2010

à l'AgroParisTech .


  • Résumé

    En français : Dans le cadre de cette thèse, nous avons mis au point un outil de différenciation moléculaire performant, simple et transférable pour Bartonella henselae, basé sur la technique MLVA. 5 VNTR dits " principaux " ont été sélctionnés pour leur polymorphisme (BHVA- E). Ceci nous a permis d'évaluer la diversité des souches et/ou isolats de B. Henselae. Avec ces 5 VNTR, et pour 178 isolats et /ou souches testés, un index de diversité de 0. 98 et 99 profils ont été obtenus. Ces profils se répartissent en groupes A et B. Le groupe A n'inclut que des soldats félins, alors que le groupe B est constitué d'isolats félins, d'un isolat canin et de la totalité des isolats humains testés. Une étude réalisée sur des isolats de chats et de leurs propriétaires a montré que la technique MLVA est un outil efficace pour la traçabilité. Les VNTR les moins polymorphes semblent pouvoir jouer le rôle de marqueur géographique, alors que pour les BHV les plus polymorphes, certains allèles sont particulièrement associés aux isolats humains. Aucun profil commun aux génotypes I et II n'a été rencontré. Nos observations suggèrent par ailleurs que tous les isolats du groupe B, c'est-à-dire les isolats de génotype I (d'origine humaine et féline) ainsi que tous les isolats humains appartenant à l'un ou l'autre des 2 génotypes, pourraient être dérivés d'isolats félins de génotype II (groupe A). En outre, la technique MLVA s'est avérée capable de typer des " variants " de B. Henselae issus de félidés sauvages. La comparaison des performances de la technique MLVA versus les autres techniques déjà développées telles que ECP, MLST et MST, utilisant des souches communes, a montré que la technique MLVA est plus discriminante que l'ensemble de ces techniques et par ailleurs plus stable que l'ECP. Enfin, nos résultats suggèrent que seul le groupe B serait zoonotique, et que parmi les 5 VNTR polymorphes intragéniques que nous avons utilisés, certains au moins joueraient un rôle dans le potentiel zoonotique, la persistance chez le chat et/ou la virulence pour l'Homme.

  • Titre traduit

    Epidemiologic and phylogenetic studies for Bartonella henselae using MLVA


  • Résumé

    En anglais : The aim of this study was to develop a simple, highly efficient and transferable tool for Bartonella henselae typing, based on multiple Locus variable Number tandem repeat Analysis (MLVA). Five "main" VNTRs were selected according to their polymorphism ( BHV-A, B, C, D and E). Their combination allowed us to evaluate strain diversity and to establish the relationships between different strains of Bartonella henselae. When tested on 178 B. Henselae isolates and strains, a diversity index of 0. 98 and 99 profils were obtained. MLVA profiles were grouped into 2 main groups named A and B. Group A was exclusively constituted by genotype II feline isolates. Group B included the other feline isolates, one dog isolate and the totality of human isolates (20 human isolates). A study carried out on some cat isolates and their owners showed that MLVA is very efficient for traceability studies. The less polymorphic VNTR seem to constitute geographic markers,while for the most polymorphic VNTR, some alleles were particularly associated to human isolates. There was no common profile between genotypes I and II. Our observations suggest that all group B isolates, i. E. All genotype I isolates (of human and feline origins) and all human isolates (belonging to both genotypes) could be phylogenetically derived from one sub-population of genotype II feline isolates (group A). Moreover, MLVA was efficient for typing "variant" isolates of Bartonella henselae obtained from wild felids. We compared MLVA performances with those of PFGE, MLST and MST. MLVA appears as the most discriminatory technique and is, in addition, more stable than PFGE. Our data suggest that the group B could contain all zoonotic isolates and strains, and that among the 5 intragenic polymorphic VNTR used for MLVA, some of them at least could play a role in their zoonotic potential, in their persistence in cats, and/or in their virulence for humans.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (239 p.)
  • Annexes : Bibliographie 421 réf., p. 188-217

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