Rural communities, the state and the market : a new-institutionnal analysis of tourism governance and impacts in namibian communal lands

par Renaud Lapeyre

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Denis Requier-Desjardins.

Soutenue en 2009

à Versailles-St Quentin en Yvelines .

  • Titre traduit

    Communautés rurales, Etat et Marché : une analyse néo-institutionnelle des impacts et de la gouvernance du tourisme dans les zones communales en Namibie


  • Résumé

    Cette thèse vise à analyser la gouvernance institutionnelle des activités touristiques en terres communales namibiennes ainsi que leurs impacts socio-économiques sur les populations rurales habitant ces zones. Plus précisément, nous cherchons à vérifier la pertinence de trois types de paradigmes, actuellement largement relayés au sein des institutions internationales, bailleurs de fonds, agences de coopération et des ONG internationales, nationales et locales. Premièrement, il est souvent admis que l'utilisation raisonnée des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, disponibles en zones rurales, peut significativement contribuer à développer un territoire et à réduire la pauvreté rurale; dans ce contexte, le tourisme, basé sur ces actifs naturels, est vu comme une activité particulièrement bénéfique. Deuxièmement, afin de profiter au mieux des opportunités socio-économiques offertes par le tourisme, les communautés rurales doivent être pleinement insérées dans la filière commerciale touristique globale. Troisièmement, cette bénéfique insertion au marché doit se faire grâce à la contribution des acteurs privés, tour-opérateurs, agents de voyage, opérateurs hôteliers, etc. , au développement touristique en milieu rural. En particulier, nombreux experts et bailleurs s'accordent sur la nécessaire promotion de partenariats commerciaux entre communautés rurales et opérateurs privés. Dans ce dernier cas, une communauté locale délègue ses droits sur un site touristique à un investisseur privé qui en retour s'engage à entreprendre un projet touristique (le plus souvent un lodge), à impliquer, employer et former la population locale, et finalement à lui verser des redevances (royalties). Afin de confronter ces paradigmes à la réalité du terrain, nous menons une analyse institutionnelle du secteur touristique en Namibie, en nous concentrant sur le cas des zones communales, anciennement entités ethniques créées par le régime d'apartheid (homelands). Notre argumentation se déroule en trois temps. D'abord, nous présentons la séquence ressources-activités-acteurs-revenus' et montrons que le tourisme photographique génère potentiellement une valeur économique significative. Dans ce contexte nombreux sont les acteurs qui jouent un rôle dans ce secteur, au rang des quels l'Etat, les bailleurs et ONG, et les entreprises privées; de leur coté les communautés rurales ont encore peu de pouvoir et perçoivent une faible part des revenus touristiques créés. Ensuite, nous proposons une approche néo-institutionnelle afin d'analyser la gouvernance économique des activités de tourisme photographique. En particulier, la thèse propose une typologie des arrangements institutionnels observables dans les activités touristiques en zones communales, et étudie plus précisément deux situations empiriques. Enfin, nous nous attardons plus longuement sur un récent type d'arrangements mis en oeuvre, tel qu'analysé dans la typologie: les partenariats entre communautés rurales et opérateurs privés. Nous les décrivons, analysons leurs impacts socio-économiques et enfin tentons d'expliquer pourquoi jusqu'à présent, ils ont peu bénéficié aux communautés rurales.


  • Résumé

    This PhD thesis aims at analysing the institutional governance and socio-economic impacts of tourism activities in Namibian communal lands. More specifically we test the relevance of three types of paradigms prevailing within the donor community. First, it is often alleged that sustainable utilization of renewable and non-renewable natural resources could contribute to rural development and poverty alleviation. In this context, tourism, based on natural capital prevailing in Namibia, is regarded as an efficient activity. Second, according to most donor agencies, mainstreaming rural communities within the tourism global commodity chain would enable them to better benefit from such tourism economic opportunities. Third, for such mainstreaming to be successful, experts argue that the private sector (private operators, accommodation companies) should highly contribute to tourism investment and development in communal lands. In particular, all stakeholders should promote formal and informal partnerships between rural communities and the private sector. In that case, rural communities could transfer their rights over a tourism site to a private operator, for the latter to undertake a tourism activity, hire and train local employees and involve the latter in project management. Finally, the operator would pay lease fees (royaltees) to the community. In order to test the relevance of those current paradigms we conduct an institutional analysis of the tourism sector in Namibia, in particular within communal lands (former ethnic homelands designated by the apartheid South-African regime until 1990). We proceed in three stages. First, we analyse the resources-activities-actors-revenues' sequence and show that photographic tourism activities generate significant economic value. We then present the respective role of all important actors in the tourism sector, namely the State, donors, NGOs and private companies, and argue that on the contrary rural communities still hold marginal power in the chain and thus capture a limited share of the income generated. Second, we build a new-institutional framework so as to better analyse the economic governance of tourism activities and therefore we propose a typology of possible institutional arrangements in tourism in communal lands. Within this typology, the thesis analyses two empirical cases in greater details. Third, we focus on a specific tourism hybrid institutional arrangement recently designed and promoted by donors and NGOs: community-private sector partnerships. We describe these, assess their impacts in terms of poverty alleviation and finally we try to explain why so far those partnerships have not delivered significant benefits for rural communities.

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  • Détails : 1 vol. (575 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 519-559. Notes bibliogr.

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  • Cote : MFT 09/VERS/034S
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