Origine de la variabilité de réponse à l'effet mâle

par Audrey Chanvallon

Thèse de doctorat en Sciences de la vie, spécialité Biologie de la reproduction

Sous la direction de Claude Fabre-Nys et de Eric Pottier.

Soutenue le 17-11-2009

à Tours , dans le cadre de Ecole doctorale Santé, sciences, technologies (Tours) , en partenariat avec SST/UMR CNRS INRA 6175 -Physiologie de la Reproduction et des Comportements (équipe de recherche) .

Le président du jury était Dominique Royere.

Le jury était composé de Alain Caraty, Rémi Gervais, Patrice Humblot, François Bocquier.


  • Résumé

    L’effet mâle est une technique naturelle provoquant des cycles estriens chez des brebis en anoestrus mais cette réponse est très variable. Deux facteurs sont susceptibles de contribuer à cette variabilité : le génotype et l’âge des brebis. Nous avons montré que l’effet mâle était efficace en fin d’anoestrus quelle que soit la race. En revanche, en début et milieu d’anoestrus, la réponse était variable en fonction de la race, de l’année et du site. Cette étude précise l’utilisation de l’effet bélier selon la race et remet en question la profondeur d’anoestrus comme prédicteur de la réponse. Le manque d’expérience sexuelle chez les jeunes peut être responsable de leur faible réponse à l’effet mâle, nous avons montré qu’un contact précoce avec le mâle et la sélection génétique d’un tempérament calme ne compensaient pas ce manque d’expérience. Une expérience précoce avec le mâle peut même être stressante et avoir des effets négatifs à long terme sur la fonction de reproduction. La réponse réduite à l’effet mâle chez les jeunes est corrélée avec une faible activation centrale, en effet nous n’avons mis en évidence qu’une activation partielle des systèmes olfactifs.

  • Titre traduit

    Origin of variability in response to the male effect


  • Résumé

    The ram effect is a natural technique for inducing oestrous cycles in anoestrous ewes, but the response is highly variable. Two factors are known to contribute to this variability: genotype and the age of the ewes. We have shown that the ram effect was effective at the end of anoestrus regardless of breed. However, at the start and the middle of anoestrus, the response was influenced by the breed, the year and the location. This study helps to define the best times to use the ram effect for several breeds of sheep and it also questions the effectiveness of depth of anoestrus as a predictor of responses to the ram effect. The lack of sexual experience in young animals contributes to their lower response to the ram effect, we have shown that early contact with sexually active rams or genetic selection for calm temperament did not compensate for this lack. Indeed, early sexual experience may even be stressful and had long term inhibitory effects on the reproductive function. The reduced response to the ram effect in young animals was correlated with a low central activation, indeed we showed that olfactory systems were only partially activated in response to the male or his odor in sexually naive ewes.

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