Le mal-développement de l'Équateur : analyse des relations entre santé, éducation et environnement. : le cas de la ville Quito

par Diana Sarrade Cobos

Thèse de doctorat en Langue Vivante d'Espagnol

Sous la direction de Andrés Bansart.

Le président du jury était Alfredo Gomez-Muller.

Les rapporteurs étaient Françoise Aubes, Anne Collin-Delavaud.


  • Résumé

    Le mal-développement de l’Equateur et de sa capitale est un phénomène complexe qui peut être analysé selon des angles variés. La dimension socio-environnementale, rarement étudiée, vise à remettre en question les études purement économiques en apportant une perspective différente. Cette thèse suit cette approche et repose sur l’analyse de trois facteurs du développement : la santé, l’éducation et l’environnement. Par ailleurs, afin d’appréhender la problématique équatorienne, il est important de revenir sur l’histoire économique et politique du pays. La recherche et l’analyse se concentrent sur la période 1948-2008. Ces années marquent l’intégration du concept de développement dans la gestion étatique par le Président Galo Plaza Lasso et l’entrée en vigueur de la dernière Constitution. L’approche pluridimensionnelle et pluridisciplinaire de l’Ecologie politique permet d’identifier les principales causes et conséquences du mal-développement du pays et de sa capitale, Quito. Après cinquante ans de politiques vouées à la croissance, l’Equateur connaît aujourd’hui une crise sociale, économique et environnementale qui témoigne de l’échec du modèle économique libéral. Fondée sur l’exploitation et l’exportation des ressources naturelles, l’économie équatorienne n’a pas participé à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la population mais à l’intégration du pays dans le commerce international. Ce choix a conduit au renforcement des inégalités sociales et à la détérioration des milieux. L’Etat, soumis aux intérêts de l’élite financière et dépendant de l’économie mondiale, ne s’est jamais engagé dans un processus de redistribution des richesses. L’étude des conditions sanitaires, éducationnelles et environnementales de la société équatorienne ont confirmé son mal-développement. Malgré l’existence d’un appareil légal qui garantit aux citoyens le droit à la santé, à l’éducation et à un environnement sain, les politiques instaurées n’ont pas permis d’assurer à toute la population de bonnes conditions de vie. Dans le processus de développement de l’Equateur et de Quito, ce ne sont pas les lois et les politiques qui font défaut mais les mécanismes d’application. Dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement, les pouvoirs publics agissent le plus souvent en fonction des dispositions internationales. La problématique urbaine, étudiée à travers le cas de Quito, montre les enjeux de la gestion locale. Bien que la ville connaisse d’importantes difficultés pour offrir à ces citoyens une situation de bien-être, les autorités municipales semblent davantage déterminées à poser les bases d’un meilleur développement. Les réflexions menées autour du pouvoir local ouvrent une voie nouvelle pour l’analyse du développement.


  • Résumé

    The poor-development of Ecuador and its capital is a complex phenomenon that could be analyzed under diverse angles. The socio-environmental dimension, rarely studied, aims to question the “limited” economic studies by providing a different perspective. This thesis follows the mentioned approach and it is based on the analysis of three factors for development: health, education and environment. Furthermore, in order to understand the Ecuadorian issue, it is important to go back to the economic and political history of the country. The research and the analysis focus on the period from 1948 to 2008. These years establish the incorporation of the concept of development in the Governmental Administration by the President Galo Plaza Lasso and by the endorsement of the last Constitution. The multidimensional and multidisciplinary approach of Political Ecology, allows identifying the main causes and outcomes of the poor-development of the country and its capital, Quito. After fifty years of policies that tore down the growth, Ecuador is experiencing at the moment a social, economic and environmental crisis that exhibits the failure of the liberal economic model. Based on the exploitation and exports of its natural resources, the Ecuadorian economy has not contributed to improve the life conditions of its entire population, but it contributed to integrate the country into the international trade market. This choice has led to the strengthening of social inequalities and to the deterioration of the milieu. The government, subdued by the interests of the financial elites and reliant of the global economy, never engaged in a process of wealth redistribution. The study of the Ecuadorian society in terms of health conditions, education and environment has confirmed its poor-development. Despite the existence of a legal system that guarantees citizens’ right to healthcare, education and a well being, the policies brought in to place didn’t allow to ensure proper living conditions for the entire population. There are not the laws or policies that have failed during the Ecuadorian developmental process, but the mechanisms to enforce them. In health, education and environmental matters, the public authorities, more often than not, act in accordance to the international pronouncements. The urban issue, studied throughout the case of Quito, shows the problematic of the local administration. Although the city shows significant difficulties to provide a situation of welfare to its citizens, local authorities seem to be more determined to build the foundations of an enhanced development. The thoughts carried out around the local power open a new path to the analysis of development.

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