Le nouveau système continental de maintien de la paix en Afrique subsaharienne au début du XXIe siècle

par Patrice Zoleko Tsane

Thèse de doctorat en Droit public

Sous la direction de Max Gounelle.


  • Résumé

    Le nouveau système africain de maintien de la paix trouve son fondement dans les transformations intervenues dans la société internationale dès le début de la décennie 1990. Il est simultanément une réponse aux limites des mécanismes antérieurs de règlement des conflits en Afrique et une réaction régionale à l'évolution de la stratégie onusienne vers un partage de responsabilité avec les organisations régionales. Il ouvre en tout état de cause une nouvelle page du maintien de la paix en Afrique et élève les OIG africaines au rang des principaux acteurs de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits sur le continent. L'activisme des OIG africaines dans les processus de paix en Côte d'Ivoire, au Darfour (Soudan), en Somalie, en République centrafricaine et dans plusieurs autres situations de conflit en Afrique subsaharienne, atteste de cette place centrale désormais occupée par le nouveau système continental. Ces multiples initiatives de paix prises en moins d'une décennie, ne permettent pas de conclure à l'existence d'une culture stratégique africaine. Mais elles établissent tout au moins les prémisses d'une emprise de l'Etat africain sur le nouveau système de sécurité. Il découle en effet des fonctions et des pouvoirs des nouvelles structures de sécurité collective que l'Etat africain se situe au coeur du système continental de sécurité en ce sens qu'il en est le principal, voire l'unique sujet et objet. Cependant les nouveaux conflits africains impliquent une multitude d'acteurs autres que les Etats, d'où l'une des principales incohérences du système. Par ailleurs, la configuration des différentes organes ainsi que l'articulation de leurs compétences et pouvoirs respectifs, suscitent d'importantes réserves sur l'aptitude du nouveau système à assurer la prévention, la gestion et le règlement des nouveaux conflits africains. C'est ainsi que les principales limites du nouveau sytème continental de sécurité sont, pour l'essentiel, inhérentes à sa conception. Il aurait ainsi besoin moins d'un appui d'Etats et d'OIG étrangers, que d'un renforcement interne consistant principalement en la restauration de l'autorité du Conseil de paix et de sécurité (CSP) de l'UA qui semble être plus une structure de représentation étatique qu'un organe central d'une fonction de prévention, de gestion et de règlement des conflits.

  • Titre traduit

    The new continental system of peacekeeping in sub-saharan Africa at the beginning of the XXIth century


  • Résumé

    The new African peacekeeping system is rooted in the transformations in international society since the early 1990s. It is simultaneously a response to the limitations of African previous mechanisms for conflicts resolution and a regional response to the evolution of the UN strategy to sharing responsibility with regional organizations. It opened in any case a new page of peacekeeping in Africa and African IGOs raise the rank of major players in the prevention, management and resolution of conflicts on the continent. African IGOs Activism in the peace progress in Ivory Coast, Darfur (Sudan), Somalia, Central African Republic and in many other conflict situations in sub-saharian Africa testifies to he main role now occupied by the African peacekeeping strategy. These peace initiatives taken in less than a decade do not conclude to the existenceof an African peacekeeping strategy. But they establish at least the beginnings of a control of any African State on the new security system. It arises from the functions and powers of the new structures of collective security that the African State is at the heart of continental security system because it is the primary or sole subject and object. However, new African conflicts involve a multitude of actors other than States, where one of a major inconsistencies of the system. Furthermore, configuration of various bodies and the articulation of their respective powers and skills, raise significant doubts about hte ability of the new system to ensure the prevention, management and resolution of the new African conflicts. Thus the main limitations of the new continental security system are essentially inherent in its origin. It would thus need less foreign States and IGOSs support, that an internal reinforcement consisting mainly of restoring the authority of the Peace and Security Council (PSC) of the AU, which seems to be more a state representative structure than central body for prevention, mangement and resolution of conflicts.

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  • Détails : 2 vol. (589, 313 p.)
  • Annexes : Bibliographie p. 535-566. Index

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