Comment on a écrit l'histoire antique à l'École française de Rome (1873-1940)

par Sarah Rey

Thèse de doctorat en Sciences de l'Antiquité

Sous la direction de Corinne Bonnet et de Pascal Payen.

Soutenue en 2009

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    Des générations d'antiquisants se sont succédé à l'École française de Rome. Leurs écrits - les thèses, les articles des Mélanges, les œuvres postérieures - constituent la matière de cette étude. À quelles lectures convient-il de soumettre ces travaux "romains"? Quelle Antiquité mettent-ils en scène ? Selon quelle pratique des sources ? Les ouvrages de la Bibliothèque de l'École reflètent tout à la fois les années de formation, l'influence des maîtres, le "moment" italien, la rencontre du terrain. La halte romaine modifie, dans une certaine mesure, les projets intellectuels des membres de l'École française, invités à s'extraire du Palais Farnèse : les expéditions italiennes de ces hommes et les initiations archéologiques au Maghreb prennent alors tout leur sens. Depuis la fondation de l'établissement au début des années 1870, jusqu'en 1940, date à laquelle l'École ferme ses portes pour la première fois de son histoire, les "Romains" ont participé à l'édification en France de la Science de l'Antiquité. Leur production révèle des tendances historiographiques, des inflexions, des omissions. On repère quelques éléments fédérateurs. Les monographies qui reposent sur une unité de lieu (cités ou quartiers) sont une caractéristique évidente de la bibliographie farnésienne. L'histoire des institutions dans la veine fustélienne mobilise également de nombreux savants, avant que ne prospère l'histoire religieuse. Malgré tout, les "Romains" avancent plutôt en ordre dispersé, même s'ils ont en commun une conception du métier d'historien prônant la rigueur des méthodes, la maîtrise des sciences auxiliaires et l'effacement de l'auteur derrière sa propre érudition.

  • Titre traduit

    How ancient history was written by the French School at Rome


  • Résumé

    This work aims at studying the writings of the generations of Antiquity scholars who followed one another at the French School at Rome – their doctoral theses, articles from Mélanges, and later works. How should one read these "Roman" pieces? Which Antiquity do they present? How do they use the sources? The works from the School's Bibliothèque equally depict the formative years, the masters' influence, the Italian era, and the actual fieldwork. The Roman period somehow came to change the intellectual plans of these members of the French School, as they were asked to work away from the Palazzo Farnese : their Italian expeditions and the archaeological initiations in the Maghreb thus became fully justified. From the foundation of the School in the early 1870s, until 1940, when the School closed its doors for the first time in its history, the "Romans" participated in the establishment of the Altertumswissenschaft in France. Their works display some historiographical tendencies, as well as modifications and omissions. Some common elements can be found, since the monographs relying on geographical unity – i. E. Based on specific cities or districts – are an obviously characteristic trait of the Farnesian bibliography. The history of institutions of the Fustelian kind also attracted many scholars, before the advent of religious history. Despite all, the "Romans" worked severally, in various directions, even if they shared a common vision of their trade as historians, advocating the use of strict methods, the command of ancillary sciences, and the self-effacement of authors behind their own erudition.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2012 par École française de Rome à Rome

Écrire l'histoire ancienne à l'École française de Rome, 1873-1940


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Informations

  • Détails : 2 vol. (483 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 421-463. Index

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