Son et pratique artistique : sources et origines de la sculpture sonore jusqu'à la fin des années 60

par Delphine Vincent

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Luce Barlangue.

Soutenue en 2009

à Toulouse 2 .


  • Résumé

    La sculpture occidentale a toujours, ou presque, été immobile et silencieuse. Les années 60 en Europe voient apparaître une nouvelle forme de réalisations plastiques qui mêlent sculpture et dimension sonore, parfois accompagnées de mouvement, qui fait appel à la participation du spectateur, au hasard, au jeu, et qui semble dépasser les catégories artistiques, mises à mal par le Romantisme et le Gesamtkunstwerk de Richard Wagner. L’objectif de cette thèse est de rechercher les sources et les origines de la sculpture sonore. Quels mécanismes, quelles influences ont poussé les plasticiens à introduire la dimension sonore dans leurs sculptures. Peut-on encore réellement parler de sculpture ? Comment définir cette pratique au regard des autres pratiques artistiques qui lui sont contemporaines ou des instruments de musique ? Comment qualifier les sons produits ? Le son peut-il être considéré comme un matériau de l'art ? L'approche proposée est celle d'une réflexion historique qui privilégie deux pistes principales. D'une part, le monde moderne, le progrès scientifique et le paysage sonore ont connu des bouleversements sans précédents au tournant du XXe siècle, qui font du quotidien un réservoir de bruits, de matériaux et de théories dans lequel les artistes, peintres, sculpteurs ou musiciens, vont puiser leur inspiration. D'autre part, les interactions entre la musique et les arts plastiques, qui apparaissent comme des sources évidentes et sont au cœur de cette problématique de la sculpture sonore et de ses sources, connaissent un engouement sans précédent dans l'histoire de l'art. La sculpture occidentale a toujours, ou presque, été immobile et silencieuse. Les années 60 en Europe voient apparaître une nouvelle forme de réalisations plastiques qui mêlent sculpture et dimension sonore, parfois accompagnées de mouvement, qui fait appel à la participation du spectateur, au hasard, au jeu, et qui semble dépasser les catégories artistiques, mises à mal par le Romantisme et le Gesamtkunstwerk de Richard Wagner. L'objectif de cette thèse est de rechercher les sources et les origines de la sculpture sonore. Quels mécanismes, quelles influences ont poussé les plasticiens à introduire la dimension sonore dans leurs sculptures. Peut-on encore réellement parler de sculpture ? Comment définir cette pratique au regard des autres pratiques artistiques qui lui sont contemporaines ou des instruments de musique ? Comment qualifier les sons produits ? Le son peut-il être considéré comme un matériau de l'art ? L'approche proposée est celle d'une réflexion historique qui privilégie deux pistes principales. D'une part, le monde moderne, le progrès scientifique et le paysage sonore ont connu des bouleversements sans précédents au tournant du XXe siècle, qui font du quotidien un réservoir de bruits, de matériaux et de théories dans lequel les artistes, peintres, sculpteurs ou musiciens, vont puiser leur inspiration. D'autre part, les interactions entre la musique et les arts plastiques, qui apparaissent comme des sources évidentes et sont au cœur de cette problématique de la sculpture sonore et de ses sources, connaissent un engouement sans précédent dans l'histoire de l'art. La sculpture occidentale a toujours, ou presque, été immobile et silencieuse. Les années 60 en Europe voient apparaître une nouvelle forme de réalisations plastiques qui mêlent sculpture et dimension sonore, parfois accompagnées de mouvement, qui fait appel à la participation du spectateur, au hasard, au jeu, et qui semble dépasser les catégories artistiques, mises à mal par le Romantisme et le Gesamtkunstwerk de Richard Wagner. L'objectif de cette thèse est de rechercher les sources et les origines de la sculpture sonore. Quels mécanismes, quelles influences ont poussé les plasticiens à introduire la dimension sonore dans leurs sculptures. Peut-on encore réellement parler de sculpture ? Comment définir cette pratique au regard des autres pratiques artistiques qui lui sont contemporaines ou des instruments de musique ? Comment qualifier les sons produits ? Le son peut-il être considéré comme un matériau de l'art ? L'approche proposée est celle d'une réflexion historique qui privilégie deux pistes principales. D'une part, le monde moderne, le progrès scientifique et le paysage sonore ont connu des bouleversements sans précédents au tournant du XXe siècle, qui font du quotidien un réservoir de bruits, de matériaux et de théories dans lequel les artistes, peintres, sculpteurs ou musiciens, vont puiser leur inspiration. D'autre part, les interactions entre la musique et les arts plastiques, qui apparaissent comme des sources évidentes et sont au cœur de cette problématique de la sculpture sonore et de ses sources, connaissent un engouement sans précédent dans l'histoire de l'art.

  • Titre traduit

    Sound and arts. Sources and origins of sound sculpture until end of sixties


  • Résumé

    The Western Sculpture has always, or almost always, been immobile and silent. In the 1960's appears in Europe a new form of arts that mixes sculpture and sound elements, sometimes accompanied by movement that appeals to participation of the viewer, by chance, by playing and that seems to cross the lines of artistic categories, challenging the Romanticism and the Gesamtkunstwerk of Richard Wagner. The aim of this thesis is to search for sources and origins of the sound sculpture. What mechanisms and what influences pushed artists to introduce the sound into their sculptures. Can we still really talk about it as sculpture? How can this practice be defined according to other contemporary artistic practices? How to designate the produced sounds? The proposed approach is a historical consideration that gives preference to two main tracks. On the one hand the modern world, the scientific advancement and the sound world knew unprecedented upsets at the turn of the XXth century that make daily live a reservoir of noises, materials and theories from which artists, painters, sculptors or musicians were inspired. On the other hand, the interactions between music and arts, appearing as an obvious source and being at the heart of this subject of sound sculpture and its sources, reaching an unprecedented craze in the history of art. At last, the sound sculpture is studied through the example of works by Tinguely, Schöffer, Takis or Soto, that allow a clear definition of the Baschet sound structures. Another question is if sound can be considered as an artistic material and what is its contribution to the sculpture in the way of freeing the main characteristics of this artistic practice. The Western Sculpture has always, or almost always, been immobile and silent. In the 1960's appears in Europe a new form of arts that mixes sculpture and sound elements, sometimes accompanied by movement that appeals to participation of the viewer, by chance, by playing and that seems to cross the lines of artistic categories, challenging the Romanticism and the Gesamtkunstwerk of Richard Wagner. The aim of this thesis is to search for sources and origins of the sound sculpture. What mechanisms and what influences pushed artists to introduce the sound into their sculptures. Can we still really talk about it as sculpture? How can this practice be defined according to other contemporary artistic practices? How to designate the produced sounds? The proposed approach is a historical consideration that gives preference to two main tracks. On the one hand the modern world, the scientific advancement and the sound world knew unprecedented upsets at the turn of the XXth century that make daily live a reservoir of noises, materials and theories from which artists, painters, sculptors or musicians were inspired. On the other hand, the interactions between music and arts, appearing as an obvious source and being at the heart of this subject of sound sculpture and its sources, reaching an unprecedented craze in the history of art. At last, the sound sculpture is studied through the example of works by Tinguely, Schöffer, Takis or Soto, that allow a clear definition of the Baschet sound structures. Another question is if sound can be considered as an artistic material and what is its contribution to the sculpture in the way of freeing the main characteristics of this artistic practice. The Western Sculpture has always, or almost always, been immobile and silent. In the 1960's appears in Europe a new form of arts that mixes sculpture and sound elements, sometimes accompanied by movement that appeals to participation of the viewer, by chance, by playing and that seems to cross the lines of artistic categories, challenging the Romanticism and the Gesamtkunstwerk of Richard Wagner. The aim of this thesis is to search for sources and origins of the sound sculpture. What mechanisms and what influences pushed artists to introduce the sound into their sculptures. Can we still really talk about it as sculpture? How can this practice be defined according to other contemporary artistic practices? How to designate the produced sounds? The proposed approach is a historical consideration that gives preference to two main tracks. On the one hand the modern world, the scientific advancement and the sound world knew unprecedented upsets at the turn of the XXth century that make daily live a reservoir of noises, materials and theories from which artists, painters, sculptors or musicians were inspired. On the other hand, the interactions between music and arts, appearing as an obvious source and being at the heart of this subject of sound sculpture and its sources, reaching an unprecedented craze in the history of art. At last, the sound sculpture is studied through the example of works by Tinguely, Schöffer, Takis or Soto, that allow a clear definition of the Baschet sound structures. Another question is if sound can be considered as an artistic material and what is its contribution to the sculpture in the way of freeing the main characteristics of this artistic practice.

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  • Détails : 3 vol. (635 f., 90 f. de pl.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 594-625

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  • Cote : 2009TOU20002
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