Mobilités et expériences territoriales des étudiants internationaux en Bretagne : interroger le rapport mobilités spatiales - inégalités sociales à partir des migrations étudiantes

par Eugénie Terrier

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Raymonde Séchet.

Soutenue en 2009

à Rennes 2 .


  • Résumé

    Dans un monde où il est fait le constat d’une augmentation généralisée de la mobilité spatiale des individus et où les représentations sociales positives de la mobilité tendent à prédominer, il est nécessaire de poursuivre les recherches qui déconstruisent ces discours en mettant en évidence les inégalités d’accès à la mobilité spatiale et en montrant en quoi celle-ci pouvait participer à la hiérarchisation des sociétés (Orfeuil, 2004 ; Veschambre, 2004 ; Urry, 2005 ; Le Breton, 2006). La mobilité internationale pour études, phénomène en plein essor et aux multiples enjeux, constitue un objet d’analyse d’actualité qui permet d’approfondir les connaissances sur le rapport inégalités sociales/mobilités spatiales. A partir des résultats d’une enquête menée en Bretagne, il apparaît que l’accès à la migration pour études est inégal du fait de la nécessaire mobilisation de ressources sociales et à cause des politiques d’accueil discriminantes menées par les pays du Nord envers les étudiants du Sud. Etant donné qu’un séjour d’études à l’étranger permet de faciliter la promotion sociale des individus (reconnaissance sociale des compétences internationales, acquisition d’un diplôme prestigieux pour les étudiants du Sud et des pays émergents), ces inégalités d’accès confirment l’idée que la mobilité internationale pour études représente un facteur de reproduction des élites. Cependant, l’importance des migrations étudiantes des pays du Sud vers les pays du Nord, en dépit de tous les obstacles économiques et juridiques, atteste que la capacité à être mobile ne constitue pas le seul moteur de la mobilité spatiale des individus. L’analyse de l’habiter des étudiants internationaux pendant leur séjour a permis d’observer que les inégalités de conditions de vie étaient insuffisantes pour comprendre les mobilités spatiales très contrastées entre les étudiants du Nord et les étudiants du Sud. La mise en évidence de l’impact des rapports culturels à la mobilité et des significations de la migration pour études a montré que la mobilité spatiale des individus était aussi fortement conditionnée par les représentations sociales

  • Titre traduit

    Mobility and spatial experiences of international students in Brittany : to question the link between spatial mobilities and social inequalities based on student migration


  • Résumé

    In a world where is increasingly made the finding of a general increase of spatial mobility of individuals and where positive social representations of mobility tend to predominate, it is necessary to continue research that began deconstruct these discourses, highlighting the inequalities of access to spatial mobility and showing how it could participate in the reinforcement of the social hierarchy (Orfeuil, 2004; Veschambre, 2004; Urry, 2005; Le Breton, 2006). International mobility for studies, growing phenomenon with many challenges, is a topical object of analysis that enable to improve knowledge about the relation between social inequalities and spatial mobilities. From the results of a survey conducted in Brittany, it appears that access to the migration for studies is unequal because of the need to mobilize social resources and because of the discriminatory admission policies conducted by the North countries to students from the South. Given the fact that a study trip abroad helps to facilitate the upward mobility of individuals (social recognition of international skills, acquisition of prestigious diploma for students from South and emerging countries), these inequalities of access confirm the idea that international mobility for studies is a factor of reproduction of elites. However, the importance of student migration from the South to the North, despite all the economic and legal barriers, attests that the ability to be mobile is not the sole driver of spatial mobility of individuals. The analysis of the dwelling of international students during their stay has shown that inequalities in living conditions were inadequate to understand the very contrasting spatial mobilities between Northern students and students from the South. Highlighting the impact of cultural relations to mobility and meanings of the migration for studies showed that the spatial mobility of individuals was also strongly conditioned by social representations

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (472 p.)
  • Notes : Thèse microfichée
  • Annexes : Bibliogr. p. 447-458. 190 réf. bibliogr. Liste des sigles, des encadrés, figures, tableaux. Annexes

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Maison des sciences de l'homme et de la société. Centre de documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2009/54

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2009/REN2/0027
  • Bibliothèque : Institut de géographie. Bibliothèque.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : MF 2814
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.