De Godard à Faulkner : l'hypothèse scripturale

par Francisco Ferreira

Thèse de doctorat en Littératures comparées

Sous la direction de Denis Mellier.


  • Résumé

    Jean-Luc Godard n'a jamais adapté aucune œuvre de William Faulkner. Et si l'un se prête facilement à la métaphore du cinéaste-écrivain, tandis que l'autre peut apparaître, en raison de son activité hollywoodienne, comme un auteur inspiré par le cinéma, notre recherche repose, quant à elle, sur l'hypothèse d'une relation entre les deux arts qui ne pourrait être pleinement saisie, ni dans la perspective de l'adaptation, ni dans celle de l'influence, ni dans celle de la confluence entre les œuvres. Il ne s'agit pas non plus de les interroger sous l'angle de la comparaison du récit écrit et du récit filmique, et moins encore de supposer une équivalence entre leurs techniques respectives. Ce que nous appelons l'hypothèse scripturale ne relève donc pas de la découverte d'un lien préexistant entre les textes et les films, mais de la construction a posteriori d'une relation entre eux, dans une perspective derridienne où la notion d'écriture, hors de sa seule dimension langagière, ne se comprend pas seulement comme un phénomène interne au texte ou au film, mais comme le nom même que l'on pourrait donner à leur rencontre. Notre démarche consiste ainsi à identifier dans les films les traces des textes qu'on entend leur appliquer pour, à travers un mouvement rétrospectif, interroger à leur tour les textes en question à la lumière des films. On a donc bien lu le titre de cette thèse : il s'agit d'aller de Godard à Faulkner, et non l'inverse, en créant les outils méthodologiques nécessaires à la confrontation de fragments filmiques avec des fragments littéraires, de sorte que puisse se dégager, au cœur du processus de réécriture, le geste de désécriture dans lequel il s'origine

  • Titre traduit

    From Godard to Faulkner : the scriptural hypothesis


  • Résumé

    Godard has never adapted any of William Faulkner's works. And if the one readily tends to the metaphor of the filmmaker-writer, whereas the other might appear to be, on account of his Hollywood activities, an author inspired by the cinema, our research meanwhile postulates a relationship between the two art-forms which could not be fully apprehended either from the perspective of adaptation, or that of influence, nor yet that of a convergence between their works. Nor is it a matter of scrutinising them from the point of view of a comparison between written and cinematographical narration, even less to suppose an equivalence between their respective techniques. What we call the scriptural hypothesis does not derive from the discovery of a pre-existing bound between the texts and the films, but from the a posteriori construction of a relationship between them, from a derridian perspective where the notion of writing, beyond its merely linguistic dimension, is to be understood not only as an internal phenomenon within the text or the film themselves, but as the name itself which might be ascribed to their meeting. Our method thus consists in identifying in the films the traces of the texts which we intend to apply to them, in order to then question retroactively those texts in the light of the films. The title of this thesis is thereby justified : it is indeed a matter of proceeding from Godard to Faulkner, and not vice-versa, by creating the methodological tools necessary to the confrontation of fragments of film with literary fragments, in such a manner that, at the heart of the very process or rewriting, we might uncover the gesture of unwriting in which it originates

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Informations

  • Détails : 1 vol. (334 f.)
  • Annexes : Bibliogr. 257-277 f.

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