Le chevalier et la mort dans l'historiographie anglo-normande : XIe siècle début du XIIIe siècle

par Xavier Storelli

Thèse de doctorat en Histoire médiévale

Sous la direction de Martin Aurell.

Soutenue en 2009

à Poitiers , en partenariat avec Université de Poitiers. UFR de sciences humaines et arts (autre partenaire) .


  • Résumé

    La question du rapport du chevalier à la mort a le plus souvent été abordée sous l'angle de l'héroïsme et de la littérature. L'étude de l'historiographie anglo-normande permet de recentrer l'approche sur les réalités sociales et comportementales, en se demandant si la « mort chevaleresque » a existé et en prenant en compte la mort donnée et reçue. Les récits et les mentions du trépas sont étudiés, mis en parallèle et en contexte autour de cas documentés, selon quatre temporalités : celle du récit, celle du passage pendant la carrière, du passage durant le trépas, enfin de l'au-delà. La « mort chevaleresque » ne fait qu'émerger à la fin de la période mais il existe bien un rapport singulier des milites à la mort. La fin idéale des chevaliers est plus celle de la conversion, de l'association monastique ou de la prise en charge liturgique et sacramentelle que la fin guerrière. En fin de compte, la mort éblouissante de Roland ne risque-t-elle pas de nous aveugler ?

  • Titre traduit

    Knight and death in the anglo-norman historiography : leventh century, beginning of the thirteen century


  • Résumé

    The problem of the connection of knight to death was, most of time, linked to the question of heroism and literature. Studying Anglo-Norman historiography, with its social and ideological implications, we need to ask if knighthood death did really exist and what it was, and think about dying and killing. The mentions and the narratives of death are analysed and compared, following four times : time of narrative, time of passage (the career), time of passage (the precise process of death from agony to funerals), and time of the otherworld. There is a way for a knight to cope with death, but a proper chivalrous death is just at a beginning at the end of the period. For a knight, the idealized way to end life was more attracted by monastic conversion and association, or liturgical and sacramental help, than by war in itself. Roland was not the unique model to make a good death for the Anglo-Norman aristocracy

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 5 vol. (1132 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 1024-1079 (vol. IV)

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Poitiers. Service commun de la documentation. BU Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.