Relation entre activité physique et risque de cancer su sein chez la femme à partir des données de la cohorte E3N

par Gaël Dos Santos

Thèse de doctorat en Sciences du sport

Sous la direction de Jean Bertsch.

Soutenue en 2009

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. UFR STAPS d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .


  • Résumé

    S’il est communément admis que l’activité physique régulière est nécessaire pour réduire le risque de cancer du sein, sa relation avec cette maladie est complexe. Peu d’études épidémiologiques françaises se sont intéressées au rôle de l’activité physique sur le risque de survenue de tumeur mammaire. Dans une population de plus de 90 000 femmes de la cohorte française E3N, nous avons rapporté que les diminutions de risque de cancer du sein étaient plus marquées pour des activités physiques intenses que modérées, pour les femmes minces qu’en excès de corpulence et d’autant plus que les femmes n’étaient pas ménopausées. Les associations semblaient plus importantes pour les tumeurs de statut positif aux récepteurs aux estrogènes (RE+) que pour les tumeurs RE-. Par ailleurs, l’activité physique semblait moduler l’effet de certains facteurs tels que la corpulence ou l’apport alimentaire sur les caractéristiques de la tumeur au moment du diagnostic. Des mécanismes biologiques dépendants des RE et de certains facteurs de croissance semblent être impliqués.

  • Titre traduit

    Relationship between physical activity and risk of breast cancer among the french E3N cohort women


  • Résumé

    Regular physical activity has been found to be related to the reduction of breast cancer risk. However, its relationship with the ailment is complex. Epidemiological French studies that tried to investigate the role of physical activity on the occurrence of a mammary tumour are scarce. Considering a population of 90,000 women from the E3N French cohort, we reported that decline of breast cancer risk was more pronounced for vigorous physical activities rather than moderate, for thin women rather than overweight and especially if women had not reached the menopause yet. Furthermore, the associations seemed to be more marked for estrogen receptor-positive (ER+) than for ER- carcinomas. Moreover, physical activity seemed to modulate the impact of some factors such as Body Mass Index or dietary intake on breast cancer’s characteristics at time of diagnosis. Biological mechanisms dependent on ER and some growth factors could be involved.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (193 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p.167-193.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Paris-Sud (Orsay, Essonne). Bibliothèque des STAPS.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2009/2
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