"Faire le métier" de cycliste : une sociologie pragmatique du travail dans le domaine sportif

par Sébastien Buisine

Thèse de doctorat en Staps

Sous la direction de Patrick Trabal.

Soutenue le 08-12-2009

à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences du sport, de la motricité et du mouvement humain .

Le président du jury était Jacques Defrance.

Le jury était composé de Patrick Trabal, Jacques Defrance, Fabien Ohl, Didier Demazière, Francis Chateauraynaud.

Les rapporteurs étaient Fabien Ohl, Didier Demazière.


  • Résumé

    Dans leur jargon, les cyclistes utilisent facilement l’expression « faire le métier ». Quoi de plus naturel que de dire ou de raconter ce que « faire le métier » pour des sportifs professionnels. Pourtant, c’est à travers cette expression que les coureurs décrivent leurs perceptions du monde sensible. Au demeurant anodine, elle renvoie les initiés à de nombreuses définitions qui cachent à la fois les exigences ordinaires de leur pratique mais aussi ses dérives. Et, c’est bien cette polysémie d’interprétations qui semble être discutée ouvrant ainsi la polémique. A partir d’une série d’ouvrages autobiographiques, de discours publics et d’entretiens de cyclistes professionnels, cette thèse se propose d’étudier cette expression suivant une triple démarche. « Faire le métier » peut d’abord se comprendre à un niveau organisationnel, lorsque les acteurs négocient et débattent de la définition et de l’encadrement de l’activité professionnelle au niveau fédéral et, aussi, suivant le droit du travail et celui du sport. Par ailleurs, cette même expression peut s’appréhender quand les cyclistes, eux-mêmes, essaient de rendre intelligible ce qu’ils font en soulignant la rigueur et la difficulté de leur travail. Enfin, l’analyse des querelles, comme les grèves de coureurs, l’affaire Cofidis et le conflit autour du ProTour, permet à la fois la compréhension du métier et l’objectivation induite par les dispositifs qui régulent l’activité. L’entrée par la dispute permet d’appréhender le croisement et la coordination de ces deux premiers niveaux de description. Ce dernier travail met en évidence l’évolution de l’activité professionnelle au regard du quotidien des cyclistes.

  • Titre traduit

    "To make the job" of cyclist : a pragmatic sociology of work in sport


  • Résumé

    In their jargon, cyclists easily use the expression "to make the job". What more natural than to say or tell what "to make the job" for professional athletes. Yet it is through this expression that runners describe their perceptions of the sensory world. Besides trivial, it refers the experts to many definitions that hide both the ordinary demands of their practice but also its excesses. And it is this polysemy interpretation that seems to be discussed and paves the controversy. From a series of autobiographical works, public speeches and interviews of professional cyclists, this thesis proposes to study the expression following a threefold approach. "To make the job" can first be understood at level of an organizational approach, when actors negotiate and discuss the definition and supervision of work at the federal level on the bases of Labor Law and Sports Law. Moreover, this expression can be comprehended when cyclists themselves try to make sense of their work, emphasizing the rigor and difficulty of it. Finally the analysis of disputes such as strikes riders, the Cofidis affair and the conflict surrounding the ProTour allows both the profession understanding and the objectification induced by the devices that regulate the activity. The entry by the dispute enables to understand the intersection and coordination of these two levels of description. This work highlights the evolution of the work under the daily cyclists.

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