Sophoclean revenge : Renaissance and Enlightenment Re-workings

par Cecile Dudouyt

Thèse de doctorat en Littérature anglaise

Sous la direction de Ann Lecercle et de Fiona Macintosh.

Soutenue en 2009

à Paris 10 en cotutelle avec l'University of Oxford .

  • Titre traduit

    ˜La œ"tragédie de vengeance" de la Renaissance aux Lumières : un modèle sophocléen ?


  • Résumé

    La critique britannique forge au début du XXe un terme absent du vocabulaire théâtral français mais dont l’importance pour l’histoire littéraire de langue anglaise ira croissant, celui de ‘revenge tragedy’. Plus qu’une étiquette commode rassemblant un corpus allant de La tragédie espagnole (1588) à La vengeance de Bussy d’Ambois (1610), ce qui se dégage sous ce terme c’est la sensibilité à une forme tragique, ou plutôt, au tragique comme forme. En même temps qu’elle revient aux racines grecques de la théorie théâtrale, la critique qui définit la ‘tragédie de vengeance’ comme expression du tragique par excellence transforme cette subdivision du corpus Elisabéthain en une forme littéraire à part entière, capable de rassembler pièces élisabéthaines et tragédies grecques. Mais la tragédie de vengeance, censée illustrer l’essence de l’action tragique dont Aristote met en place les règles, révèle aussi son impossibilité. Le meurtre pris comme cause première et le meurtre final qu’il légitime ouvrent une suspension, un temps qui pour exister repousse la fin et la refuse. A cette la résurgence problématique de la vengeance comme forme tragique au début du dix-septième siècle répond la tentative de Voltaire au dix-huitième siècle. Spectateur de Hamlet lors de son exil à Londres, il s’efforce au cours sa carrière de tragédien, depuis Œdipe (1717) jusqu’à Oreste (1749), de recréer l’action tragique ‘parfaite’, synthèse entre vengeance et révélation. Ce parcours de la Renaissance aux Lumières retrace une histoire de cette action tragique en crise, telle qu’elle hante, ouvertement ou sous couvert, la scène européenne du début de l’époque moderne – et la conscience critique actuelle.


  • Résumé

    The reception of Sophocles since the early modern period mirrors two conceptions of the tragic. The first, emerging from Humanism, conceptualised during the seventeenth century and dominant in the eighteenth, defined tragedy, as a theatrical genre, through the observance of formal rules; the second, at the beginning of the nineteenth century privileged definitions of the tragic onstage and beyond as a pertaining to, and shedding light on, human condition. Sophocles remained a major hallmark throughout this evolution. Voltaire claimed in his time the first Sophocles, Sophocles seen in the light of Aristotelian definitions of tragedy but he also saw the dawn of the second, a Sophocles seen in the light of his insights into the defeat inherent to all human life, and put on a level with the rediscovered figure of tragic intuitions, Shakespeare. Voltaire, however much he was touched by the English playwright whose plays he saw during his exile in England, knew that his idea of tragedy was incompatible with Shakespeare’s plays and that Shakespeare’s growing popularity at the end of his life from the 1760s did not bode well for the definition of tragedy he upheld. Indeed, Voltaire’s plays, widely admired throughout Europe in the first half of the eighteenth century, gradually lost all appeal to audiences and fell into oblivion. This thesis sets out to explore the links between tragedy and unity of action, not only as a ’rule’ which only came to be formalized late and arguably was never really followed, but truly as a characteristic of the tragic. This link will find an illustration in the reception of two plays, Sophocles’ Electra and Oedipus Tyrannus.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (266 f.)
  • Notes : Thèse non disponible sous microforme à la demande de l'auteur
  • Annexes : Bibliogr. f. 255-266

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 09 PA10-119
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