Réception du dessin animé japonais en France de 1971 à nos jours

par Julien Simonpieri

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Thierry Dufrêne.

Soutenue en 2009

à Paris 10 .


  • Résumé

    L'animation japonaise est présente en France depuis 1971. Mais c'est en 1978, avec la diffusion de la série Goldorak à la télévision française et son succès retentissant, qu'elle a percée chez nous. Une première génération a découvert l'anime et s'est passionnée à des fictions animés souvent inspirées de la culture occidentale : science-fiction (Albator), histoire (Lady Oscar), adaptation de romans célèbres (Heidi). Ces fictions sont devenues de plus en plus nombreuses après 1987 avec l'apparition de nouvelles chaînes télévisées. Deux générations se côtoient alors et s'imprègnent progressivement de la culture japonaise par l'intermédiaire de dessins animés qui parlent directement du Japon d'aujourd'hui comme c'est le cas de Juliette je t'aime ou Nicky Larson. Ce qui va profondément marquer cette deuxième période de l'anime c'est la violence de plus en plus présente avec notamment les Chevaliers du zodiaque, Ken le survivant et Dragon Ball. Si les enfants continuent à s'enthousiasmer pour ces dessins animés, les parents, les associations et même les hommes politiques cherchent à stopper cette déferlante en raison de sa violence. Au début des années 90 le rythme des diffusions d'anime diminue sur les chaînes hertziennes. L'anime va alors subie plusieurs transformations culturelles. On le retrouvera en vidéo (macross plus) ainsi qu'au cinéma (Le voyage de Chihiro) et il véhiculera d'autres supports comme le manga, le jeu vidéo, le tuning, l'air soft, Le cosplay. . . Aujourd'hui l'anime n'est pas un art dont on n'a plus besoin d'en parler, mais un art dont il vaut mieux en parler sans apriori et sans éclat.

  • Titre traduit

    Reception of the japanese cartoon in France from 1971 till now


  • Résumé

    Since 1971, japanese animation is present in France. But, it's starts to be noticed in1978, with the programation of Yûfô robot Gurendaizâ and its great success at the french television. A first generation discovered the anime and was fan of its animated fictions often inspired by occidental culture : science-fiction (Captain Harlock), adaptation of famous books (Heidi) and history (the rose of Versailles). Fictions became more and more numerous after 1987, with the apparition of new TV channels. Two generations stand together and progressively impregnates themselves with japanese culture, due to cartoons inspired of Japan way of like Mezon Ikkoku or City Hunter. But, more and more violence in the animation will be present mainly in the Knights of the Zodiac, Fist of the north Star and Dragon Ball. If children continued to be enthusiastes for these cartoons, parents associations and even politics tried to stop their diffusion because of violence. At the begining of 90's programations became less present in generalistic channels. Anime supports had some cultural transformations. We saw them on video (macross plus), on screen (Spirited away) and another supports like mangas, video game, tuning, air soft, cosplay. . . Today anime is not an art of what we cannot talk, but an art what is better to talk without doubts and eccesses.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (420, 445 p.-8 f. [Index] - [ ca 200 p.] de pl.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 398-420 [vol.1]. Index. Revue de presse

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 09 PA10-118 (1-2)
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