Aspects structuraux des attitudes : antécédents et conséquences de l'ambivalence ressentie

par Caroline Leygue

Thèse de doctorat en Psychologie sociale

Sous la direction de Thierry Meyer.

Le président du jury était Vincent Dru.

Le jury était composé de Thierry Meyer, Vincent Dru, Rasyid Sanitioso, Fabien Girandola, Isabel Urdapilleta.

Les rapporteurs étaient Rasyid Sanitioso, Fabien Girandola.


  • Résumé

    Dans les recherches sur l'ambivalence, on distingue l'ambivalence structurale (la présence d'évaluations positives et négatives), de l'ambivalence ressentie (l'impression subjective que son attitude est ambivalente). Une série de cinq études, appliquées au domaine de la santé, examine les antécédents et les conséquences de l'ambivalence ressentie. Dans la première étude, la composition de l'attitude, sur des bases cognitives ou affectives, modère la relation entre ambivalences structurale et ressentie. Dans la deuxième étude, les résultats montrent un biais de négativité : les informations négatives ont plus de poids que les positives dans le ressenti d'ambivalence. Les trois études suivantes portent sur les conséquences de l'ambivalence sur l'intention comportementale. L'étude 2a suggère que les attitudes ambivalentes, si elles sont accessibles, peuvent être predictrices de comportement. L'étude 2b indique que l'ambivalence ressentie modère les effets de l'information reçue sur l'intention comportementale, de telle sorte que les participants ambivalents sont plus influencés par cette information. Enfin, dans une dernière étude, l'ambivalence ressentie médiatise les effets des attitudes sur l'intention comportementale. Cette médiation est modérée par l'implication des participants dans le problème. Dans leur ensemble, les recherches présentées ici permettent de conclure que l'ambivalence ressentie est sans doute un meilleur indicateur de l'ambivalence que l'ambivalence structurale.


  • Résumé

    In ambivalence research, structural ambivalence (the co-existence of positive and negative evaluations) is distinguished from felt ambivalence (the subjective feeling that one's attitude is ambivalent). In a series of five studies, applied to risk behaviors, we examined the antecedents and consequences of felt ambivalence. In study 1a, the attitude's affective and cognitive components moderated the effects of structural ambivalence on felt ambivalence. In Study 1b, reults show a negativity bias : negative evaluations weigh more than positive evaluations on felt ambivalence. The three other studies involve the consequences of ambivalence on behavioral intention. Study 2a suggests that ambivalent attitudes, if accessible can predict behavioral intention. Study 2b indicates that felt ambivalence moderates the effects of information on behavior intention : ambivalent people are more affected by information than non-ambivalent people. Finally in Study 2c, felt ambivalence mediates the effects of attitudes on behavioral intention. This mediation is moderated by participants' implication in the issue. Overall, this body of research suggests that felt ambivalence is a better indicator than structural ambivalence.


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  • Cote : T09 PA10-111
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