Pulsion scopique et cruauté désobjectalisante

par Guillemine Chaudoye

Thèse de doctorat en Psychopathologie psychanalytique

Sous la direction de Dominique Cupa.

Soutenue en 2009

à Paris 10 .


  • Résumé

    Ce travail de thèse porte sur la question du lien entre une cruauté désobjectalisante, au sens où André Green a conceptualisée la déobjectalisation, et la pulsion scopique, à partir d’un travail sur les élaborations transférentielles et contre-transférentielles en jeu dans trois prises en charge psychothérapeutiques. Cette réflexion commence sur les répercussions de la position en face à face et de l’impact du regard dans cet espace transféro-contre-transférentiel. Comment soutenir le regard face aux insoutenables représentations de certains récits de vie ? Peut-on penser le regard dans la thérapie au travers du filtre de la cruauté ? L’idée d’une confrontation des regards s’est peu à peu introduite et s’est imposée suite à cette impression grandissante d’un face à face/ corps à corps. Le face à face thérapeutique se voit alors transformer en un corps à corps symbolique. Le corps peut être entendu comme le point de rencontre entre cruauté désobjectalisante et pulsion scopique. Afin de revenir aux origines de la cruauté, le corps est d’abord travaillé au travers de la philosophie, puis envisagé dans le cadre de la recherche psychanalytique avec des auteurs comme Freud, Winnicott, Lacan, Green, Bonnet, Dominique Cupa, amenant progressivement au rapprochement entre cruauté et regard. Les concepts de cruauté, de pulsion cruelle et de pulsion scopique sont alors considérés non seulement sous l’angle de la psychanalyse mais aussi à travers l’étude des mythes et légendes. Dans ces mythes, l’œil/miroir comme source de son propre reflet destructeur tient une place prépondérante. Le reflet de soi-même devient un reflet de mort. A l’image de Méduse condamnée par Athéna à ne jamais se voir tant dans le regard de l’autre que dans son propre regard, cette recherche pose la question du regard comme nécessité à toutes constitutions psychiques humaines, du narcissisme, de sa construction et de son maintien.


  • Résumé

    This thesis begins with the impact of face to face therapy and the importance of sight productions in transference and counter-transference space. How to endure the visual representations of some stories? May we think about sight under filtered of cruelty in psychotherapy? In this thesis the idea of sight confrontation appears as a hand to hand impression. The therapeutic face to face highlights now as a symbolic hand to hand. The body may be understood as the meeting point of disobjectalization cruelty and scopic drives. In this research about the origins of cruelty, the body is first thought as philosophical concepts, the in frame of psychoanalytic research including Freud, Winnicott, Lacan, Green, Bonnet, Dominique Cupa, leading gradually the sight by cruelty. The concepts of cruelty and scopic drives are considered not only in the terms of psychoanalytic theories but also through the study of myths and legends. In these myths the eye/mirror, source of owns destructive reflections is important. The reflection of oneself is reflection of death. Medusa was condemned by Athena never to be seen in the sight of others, and in her own sight. This research raises the sight’s question as necessary to all human psychic constitutions, to narcissism’s construction and maintenance.

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