L' assujettissement philosophique du style : conditions pour une théorie non-esthétique du style

par Mariane Borie

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de François Laruelle.

Soutenue en 2009

à Paris 10 .


  • Résumé

    Bien qu'ils diffèrent par leur projet et leurs ressources, l'art et la philosophie ont chacun besoin d'un concept de style, si l'on considère la première comme une pratique de langage et le lieu d'un savoir, et la seconde comme l'objet de l'esthétique et le matériau de l'histoire de l'art. Comme sujet du Logos, la philosophie est l'instance supposée garantir l'autonomie de sa théorie et en unifier le sujet. En supposant qu'elle y parvienne, comment est-il alors possible de définir le style philosophique si celui est compris à la fois comme l'invariant (le sujet) et la somme (l'objet) de chacune de ses déterminations singulières ? La difficulté résiderait dans la possibilité de séparer le style philosophique du mixte stylistique que constitue le sujet de l'oeuvre philosophique. Or, le découpage philosophique de la pensée constitue précisément un espoir pour l'analyse du style des philosophes en tant qu'il permet d'ordonner les différences de style intra-philosophiques autour d'un concept univoque. Mais si la philosophie est également le sujet qui organise le savoir en le structurant artificiellement autour de ces concepts, jusqu'à quel point ces différences peuvent-elles être abstraites puis synthétisées sous la notion de style philosophique selon une telle méthode ? C'est ce cercle qui oblige à repenser la notion de sujet et à inventer une pratique de style capable de surmonter cette aporie, pour remplir cet axiome : le style c'est le sujet.

  • Titre traduit

    The Philosophical Disenfranchisement Of Style


  • Résumé

    Although they differ by their purpose and the way to achieve it, philosophy and art require both a concept of style as we consider the first one either as an original practice of language or as the motherland of knowledge, and the second one either as the object of aesthetics, or as the stuff of a one way history. As we consider now philosophy as the guardian of Logos, it is the instance which is supposed to keep its subject free of mind and unify its theory trough history. Suppose that it could achieve such a concept, how is it possible to define philosophical style if this is understood as well as the invariant and the sum of each of its singular déterminations ? The point would first consist in succeeding to separate philosophical style from the stylistic "mixt" in which consist the subject of the philosophical opus. But the way in which thought is fragmented into concepts constitutes a hope for analyzing the style of philosophers as it allows to order intraphilosophical style differences around a stable word. But if philosophy is also the instance which organizes knowledge in this specific way, is it still possible to abstract and synthetize these differences as philosophical style is supposed to be elucidated, when following this method ? This circle is the point that orders to refound the notion of subject and to invent a practice of style which could bend this difficulty : how to define style thanks philosophy if this is the subject and if subject is style, as it's supposed to be in this particular case ?

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Informations

  • Détails : 1 vol. (393 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 389-392

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  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 09 PA10-12
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