L'exil des artistes chinois en France à partir de 1989 : la représentation du corps

par Élodie Godefroot

Thèse de doctorat en Esthétique. Sciences et technologies des arts. Arts plastiques et photographies

Sous la direction de Pascal Bonafoux.

Soutenue en 2009

à Paris8 .


  • Résumé

    1989 marque un tournant décisif dans l'histoire de l'art chinois. Depuis "Les Magiciens de la terre" première exposition de Fei Dawei qui présentait pour la première fois au public occidental des œuvres contemporaines chinoises et surtout depuis les événements de la Place Tien An Men, l'art contemporain chinois a pris une place prépondérante sur la scène internationale pour devenir omniprésente. Aujourd'hui, aucune biennale ou manifestation artistique internationale ne se conçoit sans œuvres, installations ou performances d'artistes chinois. Le XXIe siècle est une évidence : l'art contemporain chinois fait vendre. Mais pas n'importe quel sujet. Entre les "chinoiseries" prisées par les occidentaux et les œuvres qui ne font que reprendre la tradition classique sans renouvellement des techniques et des thèmes, se trouvent des créations intéressantes sur le thème de l'homme, innovantes, sensibles, souvent provocantes mais toujours en étroite relation avec la société chinoise en pleine mutation. L'art contemporain chinois a ceci de particulier qu'il est intimement lié à la mémoire individuelle et collective d'un peuple qui a subi une importante mutation depuis la mort de Mao Tse Toung. Les artistes chinois exilés en France livrent une vision étonnante de l'homme et de sa place dans la société contemporaine. Il ne s'agit pas seulement de l'homme chinois mais de l'homme tout court. Créant une véritable esthétique du déplacement, ils interrogent le statut de l'artiste à travers des œuvres troublantes souvent violentes et sombres. Dans une société en pleine transformation, entre passé et présent, entre mémoire et oubli, la question de l'identité est un véritable chemin de croix pour ces artistes en quête du Moi et de l'Autre. Car qu'est-ce qu'être chinois aujourd'hui ? Ou est le Je ? Aller à la rencontre de l'Autre est-ce aller à la rencontre de soi ? L'exil est-il le moyen de se trouver ou au contraire de se perdre ? Qui suis-je ? Ces questions existentielles prennent de l'ampleur en regard de l'exil, du "déplacement".

  • Titre traduit

    The Chinese artists exiled in France from 1989 : the representation of the human body


  • Résumé

    1989 mark a watershed in the history of Chinese art. Since "Les Magiciens de la Terre" first exposure of Fei Dawei which presented for the first time at the Western public of Chinese contemporary works and especially since the events of the Place Tien An Men, the Chinese contemporary art took a dominating place on the international scene to become omnipresent. Today, no biennial or international artistic event is conceived without works, installations or performances of Chinese artists. XXIe century is obviousness: the Chinese contemporary art makes sell. But not any subject. Between the "chinoiseries" appraisals by the Westerners and works which do nothing but take again the traditional tradition without renewal of the techniques and the topics, are interesting on the topic of the man, innovating, significant creations, often provocative but always in close relation with the Chinese company in full change. The Chinese contemporary art has this of private individual who it is closely related to the individual and collective memory of people which underwent an important change since the death of Mao Tse Toung. The Chinese artists exiled in France have this of private individual whom they deliver an astonishing vision of the man and his place in the contemporary company. It is not a question only of the Chinese man but of the very short man. Creating a true esthetics of displacement, they question the statute of the artist through often violent and dark disconcerting works. In a company in full transformation, between passed and present, memory and lapse of memory, the question of the identity is a true way of cross for these artists in search of Ego and Other. Because what to be Chinese today? Or is it I? To go to is the meeting of the Other to go to the meeting of oneself? Is the exile the means of being or contrary to losing itself? Who am I? These existential questions become extensive in glance of the exile, "displacement".

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Informations

  • Détails : 1 vol. (510 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 488-492

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2694

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  • Cote : MFiche 223/4223
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