Etude de la régulation de l'expression du gène codant la superoxyde dismutase 1 (SOD1) par le TNF alpha et l'hormone thyroïdienne T3 dans la lignée monocytaire humaine U937

par Valéry Afonso

Thèse de doctorat en Biologie de l'os, des articulations et biomatériaux des tissus calcifiés

Sous la direction de Marie-Christine de Vernejoul et de Abderrahim Lomri.

Soutenue en 2009

à Paris 7 .

  • Titre traduit

    Study of the regulation of superoxide dismutase 1 (SOD1) expression by tnf alpha and the thyroid hormone T3 in the human monocytic cell line U937


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Le stress oxydant participe au développement de plusieurs maladies (cancer, cataracte, vieillissement accéléré. . ,), Il résulte d'un déséquilibre entre les systèmes de défense antioxydants et la production de radicaux libres oxygénés. Pour y faire face l'organisme dispose d'enzymes antioxydantes dont la superoxyde dismutase (SOD) et la NAD(P)H, De nombreuses expériences ont permis de déterminer la fonction protectrice du gène de la SODl contre les dommages oxydants dans diverses conditions pathologiques. Il est bien connu que le TNF-α induit lui-même la production de RLO dans tous les types cellulaires. D'autre part, le stress oxydant est un facteur d'amplification de la synthèse de TNF-α, et un des mécanismes d'action de cette cytokme. De faibles concentrations de RLO agissent comme des seconds messagers pour induire les voies de transduction activées par le TNF-α. Peu de choses sont connues sur la façon dont le TNF-α et l'hormone thyroïdienne T3 régulent la transcription du gène de la SODL C'est pourquoi le but de ce travail a été d'étudier les effets de ces deux facteurs sur la régulation du promoteur SODl humain dans la lignée monocytaire humaine U937, et de déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliquées. Nous montrons ainsi, dans la première partie de ce travail, que, le traitement de la lignée U937 par le TNF-α régule négativement les transcrits de la SODl, et que cette diminution de PARNm est associée à une baisse de la protéine. Ces effets ne sont pas associés à une production de RLO dans nos conditions de culture. De plus, la synthèse d'une nouvelle protéine n'est pas indispensable pour l'inhibition de la transcription du gène de la SODl par le TNF-α et suppose dès lors des modifications post-traductionnelles de facteurs de transcription impliqués dans cette régulation. L'analyse du promoteur SODl, a permis de montrer que Egr-1 est la protéine clé pour la formation du complexe transcriptionel nécessaire pour l'initiation de la transcription et que ce complexe I est impliqué dans l'activité basale de la SODL Enfin, la protéine AP-1 joue un rôle négatif (corépresseur) dans la régulation de la transcription en interférant avec la liaison de facteurs activateurs. Il semblerait donc que le TNF-a agirait à deux niveaux, tout d'abord en augmentant la fixation du facteur de transcription AP-1 (activation de la voie inhibitrice) et en diminuant celle de Spl (inhibition de la voie activatrice) pour réprimer le gène SOD1. Enfin, la voie de signalisation intracellulaire JNK située en amont d'AP-1 est impliquée dans la répression du promoteur de la SODl par le TNF-α. Dans la seconde partie de ce travail, nous montrons que le TRpl, de façon dose dépendante, active le promoteur de la SODl et qu'en présence de la T3 cet effet est diminué. Nous avons localisé l'élément de réponse à la T3 (TRE) entre les nucléotides -157 et +17 du promoteur de la SOD1. Le DBD est essentiel 'pour réprimer l'activité du promoteur de la SODl en présence de T3 mais n'intervient pas dans l'activation du promoteur. Contrairement au schéma classique de régulation des gènes, ces résultats laissent penser que le récepteur TRpl, active le promoteur de la SODl en liant préférentiellement des protéines corépresseurs. Ce travail a permis de montrer in vitro, que le promoteur SODl est sensible à l'action du TNF-α et à celle de l'hormone thyroïdienne, et que cet effet n'est pas médié par une augmentation de radicaux libres. Il montre également que le TNF-α réprime la SODl par le biais d'AP-1 et non NF-kB, via la voie de transduction JNK. Nous montrons également que la SODl est un gène cible de la T3 et que cet effet, passe par le domaine de liaison à l'ADN (DBD). Enfin la SODl pourrait être une cible thérapeutique dans les situations inflammatoires associées à une augmentation du TNF-α ou de l'hormone thyroïdienne (T3).

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (146 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 181 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TS (2009) 161
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.