Processus de carbonatation de basaltes et de roches ultrabasiques en conditions de subsurface
| Auteur / Autrice : | Damien Daval |
| Direction : | Bruno Goffé, Isabelle Martinez |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géochimie |
| Date : | Soutenance en 2009 |
| Etablissement(s) : | Paris 7 |
Mots clés
Résumé
Le piégeage minéral du CO₂ par carbonatation est un procédé potentiellement pérenne dont les cinétiques et mécanismes réactionnels sont peu connus. Ce travail a eu pour but d'identifier les principaux facteurs affectant les vitesses d'altération et de carbonatation de silicates modelés de roches (ultra)basiques. L'influence des phases secondaires sur la cinétique d'altération des silicates a été étudiée. Si la formation d'une couche épaisse et poreuse de silice amorphe en surface de wollastonite ne constitue pas un obstacle à sa dissolution, l'altération de forstérite est en revanche inhibée par une couche de silice passivante. La réaction continue alors par diffusion a l'état solide, un processus 100000 fois plus lent que celui de dissolution. Un autre paramètre contrôlant la vitesse d'altération des silicates (r) est l'écart à l'équilibre (∆G) auquel elle se déroule. Nous avons montré que la loi liant r a ∆G implémentée dans les codes géochimiques surestime la vitesse de dissolution du diopside d'un ordre de grandeur sur une vaste gamme de ∆G. Cet écart est à l'origine d'une erreur substantielle du taux de carbonatation de diopside modélisé, que nous avons calculée et corrigée. Un 3eme facteur affectant la cinétique d'altération des minéraux provient du CO₂ lui-même : son effet (distinct du PH) sur la dissolution de lizardite est intrinsèquement accélérateur, surement en raison de la complexation en surface de ligands HCO₃. Enfin, les interactions eau- CO₂-silicates ferreux peuvent conduire à la réduction du CO₂, un flux entrant en compétition avec celui de carbonatation. L'acquisition préliminaire de données originales de dissolution de fayalite aidera à traiter cet aspect