Monnaie et société chez les peuples gaulois de la basse vallée de la Seine : recherches sur les usages monétaires d’une région entre le début du IIIe et la fin du Ier siècle av. J.-C.

par Pierre-Marie Guihard

Thèse de doctorat en Histoire et civilisation de l'Antiquité

Sous la direction de Yann Le Bohec.

Soutenue le 21-11-2009

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) .

Le président du jury était Michel Amandry.

Le jury était composé de François Baratte, Louis Pol Delestrée, Dominique Hollard.


  • Résumé

    Traditionnellement, la monnaie gauloise est abordée comme un objet d’étude autonome, détaché de son environnement. L’usage qu’en avaient les Celtes de la Gaule préromaine n’a pas suscité de nombreux écrits, peut-être éclipsé par un art monétaire d’une exceptionnelle qualité. Pourtant, la monnaie, au même titre que tout autre objet issu de la Pensée, trouve sa justification par une fonction, matérielle et concrète pour les hommes amenés à la manipuler. La démarche qui est menée ici tente donc de combler cette lacune, à travers un exemple précis et représentatif : L’histoire monétaire des peuples gaulois de la basse vallée de la Seine entre le début du IIIe siècle et la fin du Ier siècle av. J.-C. Elle replace désormais la monnaie dans la société qui l’a engendrée. Pour partir à la recherche des usages monétaires, il a été nécessaire de s’intéresser aux choix faits par les autorités émettrices en matière de types et de dénominations (poids et étalons), mais aussi de s’interroger sur le sens des légendes monétaires et les dynamiques de circulation, c’est-à-dire la durée et la destination des monnaies sur la région. La documentation prend en compte près de 4000 monnaies en or, argent, potin et bronze, toutes issues de milieux variés (trésors, gisements archéologiques et découvertes isolées). Pour gagner en substance, cette collecte préalable a été confrontée à deux autres sources de documentation. L’une est littéraire. Elle a permis, d’après les témoignages des auteurs grecs et latins, de replacer le fait monétaire dans son environnement socio-historique. L’autre est archéologique. Elle a favorisé, grâce à sa démarche objective, une meilleure perception du rapport des populations locales à la monnaie. De là, il a été possible de reconstituer depuis son origine, au début du IIIe siècle av. J.-C., l’histoire des pratiques monétaires sur la basse vallée de la Seine, tout en apportant des renseignements sur les contextes socio-économiques dans lesquels la monnaie a été employée. Cette thèse met ainsi l’accent sur l’aptitude des sociétés gauloises à bâtir leur propre système monétaire, bien loin du cliché d’un Astérix utilisant des sesterces pour ses achats.

  • Titre traduit

    Coin and Society among Gallic’s people in the low valley of Seine : researches about the monetary uses of a region from the beginning of the IIIrd century to the end of the Ist century BC.


  • Résumé

    Traditionally, the Gallic’s coin is tackled as the subject of an autonomous study, untied off its environment. Its use by the Celtic of pre roman Gaul has not generated lots of writings, maybe outshined by a monetary art of an exceptional quality. Though, the coin, as every object from the Thought, finds its justification by a function, practical and concrete for the mankind lead to handle it. This thought process attempts therefore to fill this gap, through precise and representative example: the monetary history of the Gallic’s people in the low valley of Seine between the beginning of the III century and the end of the first century B.C. It replaces from now on the coin in the society which fathers it. To be able to research the monetary uses it has been necessary to be interested in the choices done by the issuing authorities for the models and designations (weights and standards), but also, to wonder about the meaning of the monetary legends and of the dynamic movements, that is the duration and the destination of the coins in this region. The documentations takes into account close to 4000 coins in gold, silver, potin and bronze, all coming from various environments (treasures, archaeological deposits and isolated discoveries). To have more essence, this previous collection has been compared with two other sources of documentation. One is literary. It has allowed, according to the testimonies of the Greek and Latin authors, to replace the monetary fact in its socio-historical environment. The other one is archaeological. It has facilitated, thanks to its objective thought process, a better perception of the relation of the local populations with the coin. From there, it has been possible to piece together from its origin, at the beginning of the III century B.C., the history of the monetary uses in the low valley of Seine, in the same time providing informations about the socio-economics context in which the coins was used. This thesis puts a slant on the aptitude of the Gallic’s societies to build their own monetary systems, far from the cliché of an Astérix using sestertium for his purchases.


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