Le travail dans l’utopie britannique du long dix-huitième siècle

par Alexandra Sippel

Thèse de doctorat en Etudes anglophones

Sous la direction de Jacques Carré.


  • Résumé

    Cette étude veut montrer comment le travail est décrit et vécu dans les utopies littéraires et programmatiques du dix-huitième siècle, de John Bellers (1695) à Robert Owen (vers 1830). Dans la société britannique de l’époque, le travail évolue, de nécessaire condition de l’homme vers un moyen de progresser dans la hiérarchie sociale. Les utopies, micro-sociétés idéales, sont toujours isolées, de sorte que le travail agricole et artisanal est la principale occupation de leurs habitants. De pénible qu’il est en Europe, il devient léger en utopies car il est équitablement partagé entre des individus qui savent se contenter de peu. Les autres professions, plus intellectuelles, jouissent d’un prestige nettement moins important qu’en Europe, puisque chaque utopien est à la fois son prêtre, son avocat, son médecin. Tous les utopiens contribuent également à la beauté de leur environnement, on ne trouve que rarement des artistes identifiés par leur fonction. La façon dont les utopistes abordent la question du travail traduit leur projet de société, le plus souvent égalitariste et coopératif, par opposition à une Grande-Bretagne dominée par la compétition.

  • Titre traduit

    Work and Labour in Eighteenth-Century Utopia


  • Résumé

    The point of this thesis is to show how work is depicted in eighteenth-century utopias, from John Bellers (1695) to Robert Owen (in the 1830s). Labour is the necessary condition of the vast majority of the British population at the beginning of the period. Over the century, though, work takes on a more positive connotation as it becomes a means of ascending the social ladder (especially for the merchants and members of the professions). In utopian texts, European “toil” becomes pleasant and healthful “exercise”, because the inhabitants of ideal societies have few needs that are easily satisfied. A little agriculture and craft industry only is required to provide them with anything they want. The intellectual professions, that were more prestigious in Britain, are disregarded as each citizen is able to act as his own priest, lawyer or physician. All utopians are artists, contributing to the beauty of their environment, so that none is really identified as such. The last part aims at demonstrating that work and labour are at the heart of the utopists’ view of society. Their plans are vindications of more egalitarian and cooperative societies.


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