Thèse soutenue

Négocier à Rome au XVIIIe siècle : ambassade et ambassadeurs du Roi-Très-Chrétien dans la cité pontificale (1724-1757)

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Auteur / Autrice : Albane Pialoux
Direction : Lucien Bély
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire moderne
Date : Soutenance le 28/11/2009
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris ; 1994-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre Roland Mousnier (Paris ; 1999-....)
Jury : Président / Présidente : Alain Tallon
Examinateurs / Examinatrices : Michel Figeac, Bernard Hours, Géraud Poumarède
DOI : 10.70675/22a0483czd987z4914za4afz1b8bf9c75b25

Mots clés

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Résumé

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Au XVIIIe siècle, le pape est devenu un « père humilié » auquel les puissances viennent « forcer la main en lui baisant les pieds ». Après Unigenitus, dans un contexte d’essor des gallicanismes, scruter la négociation elle-même en cour de Rome, étudier la multiplicité des interlocuteurs, le cours des relations internationales, permet de comprendre l’évolution de la papauté elle-même tout en approfondissant la connaissance du dispositif diplomatique français à Rome. Cette démarche offre également la possibilité de lire cette évolution dans le regard des puissances européennes et d’observer comment Rome entérine ou refuse les nouveaux équilibres politiques et ecclésiastiques. Rome, theatrum mundi, devient de plus en plus une scène et de moins en moins un lieu d’action. Au fur et à mesure de l’effacement de la voix de la papauté dans les relations internationales, la représentation tient le plus grand rôle dans la cité pontificale et les diplomates jouent des personnages de tout premier plan, puisque, encore au XVIIIe siècle, « le plan de Rome est la carte du monde ». De fait, nulle part ailleurs qu’à Rome, la double tâche de l’ambassadeur, négocier et représenter, n’a davantage l’occasion de se déployer ni ne possède autant de signification.