L’expérience perceptive de Gustave Flaubert entre 1845 et 1851

par Carlos Eduardo Galvão Braga

Thèse de doctorat en Langue française

Sous la direction de Pierre-Marc de Biasi.

Soutenue le 07-11-2009

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) .


  • Résumé

    Étroitement liée à l’expérience des voyages, où elle trouve tout à la fois ses intensités et sa diversité, la culture perceptive de Flaubert doit être comprise comme une véritable éducation sentimentale. Si le jeune écrivain se donne pour but l’apprentissage du «bien écrire », c’est en concevant l’esthétique d’abord en son sens premier comme un art de la sensation qui nécessite l’apprentissage d’un « bien voir ». Dans le travail de conversion du regard que Flaubert accomplit sur lui-même entre 1845 et 1851, on peut donc parler d’un véritable « primat de la perception ». La présente recherche doctorale, fondée sur une approche phénoménologique, examine la façon dont l’ « homme-plume » a résolument investi dans son art une leçon du sensible en intégrant toutes les découvertes liées à l’approfondissement de son expérience perceptive. Loin de s’achever dans un formalisme désincarné, le nouveau système esthétique qui permet à Flaubert de passer de l’écriture de jeunesse aux œuvres de la maturité est un dispositif qui totalise un itinéraire sensoriel : la connaissance, les idées et les facultés d’abstraction y ont été corrigées, réévaluées et redéfinies à la mesure d’un « bien sentir » qui devient capable de réformer l’art d’écrire et la délimitation de son véritable objet.

  • Titre traduit

    The perceptive experience of Gustave Flaubert from 1845 to 1851


  • Résumé

    Intimately associated to the travelling experience, during which it meets at the same time its intensities and diversities, Flaubert’s perceptive culture should be understood as a truly sentimental education. If the young writer imposes himself the “well writing” learning as a goal, it’s done before anything else, by interpreting the aesthetics, in its primary meaning, as a sensation art that requires a “well seeing” learning. In relation to the conversion work of the look that Flaubert gives over himself between 1845 and 1851, it’s possible to talk, this way, of a true “primate of perception”. This doctorate research, based on a phenomenological approach, explores the decisively way in which the penman invested a lesson of the sensible in his art, integrating all the findings related to the deepening of his perceptual experience. Far from reducing itself to a disincarnate formalism, the new aesthetical system that allows Flaubert to go from the young writings to the maturity works is a device that completes a sensorial itinerary: along this itinerary, the knowledge, the ideas and the abstraction faculties were corrected, reevaluated and redefined for the purpose of a “well feeling” that is able to reshape the art of writing and the delimitation of its true object.


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