Le culte de Déméter et de Coré à Cyrène

par Sophie Grosjean

Thèse de doctorat en Histoire et Civilisations de l’Antiquité

Sous la direction de André Laronde.

Soutenue le 09-12-2009

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris) , en partenariat avec Orient et Méditerranée (Ivry-sur Seine, Val de Marne) (laboratoire) .


  • Résumé

    L’objectif de cette thèse est d’étudier la singularité de Déméter et de Coré à Cyrène. À travers la personnalité des deux divinités et des rites effectués en leur honneur, on se propose de faire comprendre les modalités de leur vénération et d’en montrer l’originalité. L’expansion rapide de leur culte cyrénéen ainsi que l’attrait populaire qu’il suscitait s’expliquent par la préexistence d’une déesse chtonienne de la fertilité dont la personnalité était assez forte pour ne pas être engloutie littéralement par la déesse grecque des colonisateurs. La Déméter libyenne cache sous le masque d’une divinité canonique, une puissance de la végétation redoutable attachée aux sols et liée au monde des morts. Cet état de fait n’est pas une simple analogie entre deux cultes préexistants et ne peut se produire sans un mouvement de foi profond. Les mutations qu’ont subies les déesses de Cyrène étaient déjà en puissance dans les divinités qu’ont importées les premiers Cyrénéens, mais c’est l’introduction de rites barbares qui leur a permis de s’épanouir en terre libyenne. Il ne s’agit pas là d’une fusion qui calquerait les caractéristiques des divinités libyennes sur des divinités grecques, mais plutôt d’une sorte de cohabitation divine qui permettrait un enrichissement réciproque des déesses. Le contact entre les deux civilisations n’a bouleversé ni les Grecs, ni les indigènes : la Déméter de Cyrène, tout comme les divinités libyennes de la fertilité, était d’une essence assez originale pour perdurer par-delà le phénomène de syncrétisme.

  • Titre traduit

    The Cult of Demeter and Core in Cyrene


  • Résumé

    The objective of this thesis is to study Demeter and Persephone’s singularity at Cyrene. Throught the personnality of the two deities and the rites performed in their honour, we explain how they worship and how original they were. The rapid expansion of their worship in Cyrene and the popular appeal that it raised were due to a prior chtonic goddess of fertility whose personality was strong enough not to be literally swallowed up by the Greek goddess of the colonizers. The Libyan Demeter hides under the mask of a canonical deity, a fantastic green power rooten in the soil and connected to the world of the dead. This is not a simple analogy between two existing cults and cannot occur without a movement of deep faith. The changes undergone by the goddesses of Cyrene existed potentially in the imported deities by the first Cyrenians. But barbaric rituals were introduced to enable them to flourishin Libyan territory. This phenomenon doesn’t merge into a confusion between the characteristics of the Libyan deities and the Greek gods, but rather deities living together and allowing goddesses being richer as they mingle together. Finaly, the contact between the two civilisations did not upset the Greeks and the natives : the Cyrenian Demeter, just like the Libyan deities of fertility, remained totally original even when the syncretism phenomenal took place.


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