Recherches phénoménologiques en vue d’un phénomène à-plusieurs : nos-otros (Des-plazados)

par Santiago Victor González Casares

Thèse de doctorat en Histoire de la philosophie

Sous la direction de Jean-Luc Marion et de Carlos Ruta.

Soutenue le 12-12-2009

à Paris 4 en cotutelle avec l'Universidad Nacional de San Martín , dans le cadre de École doctorale Concepts et langages (Paris) .

Le jury était composé de Jean-Luc Marion, Carlos Ruta, Emmanuel Falque, Edgardo Castro.

Les rapporteurs étaient Emmanuel Falque, Edgardo Castro.


  • Résumé

    « Nous ? ». Interroger l’apparition diffuse du phénomène collectif, à-plusieurs, « nous ». Utiliser les parenthèses de la méthode (epoché) pour entrevoir le soi du phénomène collectif et échapper aux guillemets métaphysiques, « nous », et à la rature ontologique, nous. Penser le Nous ! depuis l’évolution des différentes réductions phénoménologiques, retracer une histoire de la méthode au travers le phénomène de l’inter-subjectivité. D’abord, par la tentative de la réduction transcendantale à l’objectité d’un « nous transcendantal » obtenu par « analogie accouplante » : envers l’autre comme moi (Husserl). Heidegger et la réduction ontologique à l’étantité comme déploiement de la question d’un Dasein avec des autres (Mitdasein). Lévinas et la réduction éthique au visage de l’autre, pour l’autre. Socialité première, au-delà de l’essence, autrement qu’être, ancrée dans la dissymétrie originaire d’un « nous responsable : Je-Vous, vous-Je ». Enfin, la réduction érotique (Marion) au visage de l’autre aimé, détaché du visage universel de l’éthique car individué par son amour ; lui aussi aimant comme moi : « nous amoureux : Je-Tu, Tu-Je ». Mais pas encore Nous ! Le « nous » transcendantal en reste aux vécus de conscience du sujet constituant. Le Mitdasein n’atteint pas l’autre en tant que tel, nous. L’universel de l’éthique se perd dans l’anonymat et l’érotique comporte la déception du tiers en départ. Pouvons nous penser le Nous ! en phénoménologie ? Tout « Je » est un « nous », tout « Vous » est un « nous », mais Nous !? Qu’en est-il de Nous !? Serait-ce un « nos-otros », un Nos-otros des-plazados ?

  • Titre traduit

    Phenomenological investigations toward a collective phenomenon : nos-otros (Des-plazados)


  • Résumé

    “We?”. To question the confusing appearance of the collective phenomenon, ‘by-many’, “we”. Utilize the method’s brackets (epoché) in order to investigate the self of the collective phenomenon and escape thus the metaphysical quotation marks “we”, and the ontological deletion, we. To think the “we” throughout the evolution of the different phenomenological reductions, retrace a history of its method focusing on the inter-subjective phenomenon. First of all, through the endeavor of the transcendental reduction to objectity of a “transcendental we” obtained by “analogical pairing”: towards the other as me (Husserl). Heidegger and his ontological reduction to being-ness as the deployment of the questioning of a Dasein with others (Mitdasein). Lévinas and the ethical reduction to the face of the other, for the other. The initial sociability, beyond essence, otherwise than being, anchored in the original dissymmetry of a “responsible we: I-Thou, Thou-I”. Finally, the erotic reduction (Marion) to the face of the loved one, detached from the universal face of ethics thus individuated by its love ; him loving as me : “enamored we: I-You, You-I”. But not yet We! The transcendental “we” rests in the conscience of the constituting subject. The Mitdasein does not reach the other as such, we. The ethical universal losses itself in the anonymity and the erotic entails the deception of the departing third person. Can we think the We! In phenomenology? Every “I” is a “we”, every “You” is a “we”, but We!? What about We!? Could it be a “nos-otros”, a Nos-otros des-plazados?


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