Une géographie de l’au-delà ? Les jardins de religieux catholiques, des interfaces entre profane et sacré

par Etienne Gresillon

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Micheline Hotyat.

Le président du jury était Jean-Paul Amat.

Le jury était composé de Micheline Hotyat, Paul Arnould, Jean-René Bertrand, Bertrand Sajaloli.


  • Résumé

    Dans les représentations chrétiennes, le jardin renvoie alternativement aux territoires génésiaques d’intimité avec Dieu, au lieu du péché originel, à l’espace de résurrection et à la Jérusalem Céleste. Il forme un espace matriciel, du rapport des hommes avec la vie, le vivant et Dieu. Dans cette thèse de doctorat, il s’agit de confronter les symboles chrétiens avec les jardins religieux pour comprendre les interactions entre les représentations et les pratiques des religieux. Le passage de l’un à l’autre nécessite des précautions méthodologiques pour interpréter ces discours et ces gestes qui oscillent entre le sacré et le profane.Le jardin religieux se développe sur deux registres, l’un existentiel et l’autre spirituel, qui se recomposent selon deux grands types d’organisation dans chacun des vingt-sept jardins religieux étudiés. Les premiers, dits jardins « méditatifs », sont liés à une spiritualité introspective, et se rapportent historiquement aux cloîtres fermés des monastères complétés par des jardins utilitaires (jardin de simples, potager et, verger). Ils procèdent d’une lecture génésiaque anthropocentrique. Les seconds se rapportent à une tradition plus théocentrique puisant sa source dans une lecture des psaumes et des textes de la tradition franciscaine. Le cloître s’y ouvre sur le monde végétal et humain et le jardin est plus spontané. Les jardins de monastère médiéval ou les « jardins de curé » connaissent aujourd’hui un réinvestissement de la société. Nos contemporains puisent dans ces espaces des vertus très modernes comme le bien être, le bio, l’écologie, le développement durable… Aujourd’hui devant ce monde qui serait marqué des erreurs irréparables humaines, les hommes veulent retrouver dans ces jardins clos des empruntes du paradis perdu.

  • Titre traduit

    Geography of the eternity? The gardens of Catholic nuns and monks, frontiers between the profane and the sacred


  • Résumé

    In Christian thoughts and reflections, gardens refer alternately to intimacy with God, to the original sin, to the resurrection and to the Heavenly Jerusalem. They represent a space linking men and life, the living and God. In this dissertation, we will deal with Christian symbols and religious gardens in order to understand the interactions between religious representations and religious practices. The transition from one to the other requires a careful methodological approach to interpret the discourse and gestures that oscillate between the sacred and the profane.Religious gardens develop on two levels, the existential and the spiritual level, which were seen to recombine in all the twenty-seven religious gardens under study. The first type of religious gardens, called here "meditative gardens", is associated with introspective spirituality. They are related to the historically closed cloisters and are associated with herbal gardens, vegetable gardens and orchards. They proceed from an anthropocentric reading of the genesis. The second type of gardens refers to a more Theo-centric tradition, drawing its source from the reading of the psalms and texts from the Franciscan tradition. There, cloisters are open to the world of plants and people, and their gardens are more spontaneous.Today our society has been reinvesting in the gardens of medieval monasteries and "jardins de curé". Very contemporary virtues are found in these gardens, such as attention to well-being, organic food, ecological and sustainable development etc. In the face of our world, marked with irreparable human mistakes, we search for these enclosed gardens as for witnesses of a paradise lost.


Le texte intégral de cette thèse n'est pas accessible en ligne.
Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Informations

  • Détails : 2 vol. (378-128 f.)
  • Annexes : Bibliogr. 717 réf. Glossaire

Où se trouve cette thèse ?

  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : T 2134-<1>
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : T 2134-<2>
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.