Le plaisir dans À la recherche du temps perdu

par Aude Briot

Thèse de doctorat en Littérature française et comparée

Sous la direction de Jean-Yves Tadié.

Soutenue le 23-11-2009

à Paris 4 , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) .


  • Résumé

    De multiples plaisirs sont présents dans À la recherche du temps perdu. Ils sont importants pour les personnages en ce que, bien souvent, ils dirigent leur vie, mais aussi parce qu’ils participent à la constitution de portraits : observer les plaisirs d’un personnage permet de le peindre. L’importance du plaisir dépasse le niveau individuel pour atteindre celui du récit (diégèse et narration). Malgré une présence qui tend à l’omniprésence, le plaisir peine à être vécu au présent par des personnages qui le conjuguent plus facilement au passé ou au futur, et en ont une image très négative. C’est que les sens ne sont pas aptes à véhiculer le plaisir, et n’apportent que culpabilité, punition et déception. Il faut alors explorer d’autres voies : apparaissent artifices et perversions, qui finissent aussi par échouer à procurer un plaisir pur. Le héros proustien le trouve dans l’imaginaire, notamment la création littéraire. Paradoxalement, de l’échec du plaisir vient la fertilité créatrice.

  • Titre traduit

    Pleasure in À la recherche du temps perdu


  • Résumé

    Pleasure appears in various guise in A la Recherche du Temps Perdu. It often directs the characters’ lives or serves to define them: the objects and forms of pleasure enjoyed by the characters constitute indirect portraits of them. Pleasure is not only to be observed on an individual level, but can be analysed on the narrative level. Although it is everywhere to be found, it fails to be actually experienced by characters who more often than not reject it into the past or the future, and entertain a very negative vision of it. The senses indeed appear unable to provide pleasure, and only become sources of guilt, disappointment and retribution. Other paths to pleasure must then be discovered, but artificial paradises or perversions fail to yield real pleasure. The Proustian hero ultimately finds it in the world of imagination, especially through literary creation. Paradoxically, it is from the failure of experiencing pleasure that creative power derives.


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