Le général Gouraud, un colonial dans la Grande Guerre

par Julie d' Andurain

Thèse de doctorat en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Jacques Frémeaux.


  • Résumé

    Elevé dans un esprit de revanche puis devenu officier colonial, Henri Gouraud (1867-1946) a pratiqué la « petite guerre » durant vingt ans en Afrique allongeant ainsi d’autant son expérience d’entrée en guerre. De ce fait, en 1914, il dispose d’une pratique guerrière certaine lui permettant d’emblée de multiplier les expériences sur différents fronts (Argonne, Dardanelles, Champagne), avec des troupes variées (coloniaux, Garibaldiens). Gravement blessé aux Dardanelles, amputé du bras droit, le général Gouraud reprend du service en menant d’abord une opération diplomatique en Italie puis est nommé à la tête de la IVe armée sur le front. À peine installé, il est appelé à remplacer Lyautey au Maroc au moment où ce dernier est nommé ministre de la Guerre. À son retour, en 1917, il s’impose définitivement comme le chef de la IVe armée française en Champagne. En application des directives de Pétain, Gouraud met alors en place les structures permettant d’arrêter le Friedensturm ou « assaut pour la paix » de Ludendorff le 15 juillet 1918, laissant ainsi à Foch la possibilité d’engager la dernière contre-offensive alliée. En remerciement de ce combat, consécration suprême, le général obtient le droit de rentrer le premier à Strasbourg avec son armée en novembre 1918. Devenu malgré lui l’un des porte-parole des mutilés de la guerre, Gouraud ne cessera, dans une longue sortie de guerre, d’œuvrer pour la mémoire de ses soldats, en particulier Français et Américains, morts sur le front de Champagne tout en se rapprochant pour lui-même de la religion catholique. L’ossuaire de Navarin, érigé en Champagne en 1924, deviendra ainsi pour lui et ses hommes un lieu de commémoration incontournable. Ses archives privées, jusqu’alors inédites, permettent de reconstituer le parcours de cet officier supérieur durant le premier conflit mondial.

  • Titre traduit

    Général Gouraud, a French Colonial Officer in World War One


  • Résumé

    Raised in an ideology of retribution towards Germany for the loss of the eastern provinces, Henri Gouraud (1867-1946), a French colonial military officer, acquired his combat experience over twenty years of involvement in low-intensity conflicts in Africa. By 1914 this experience led him to significant innovations in methods of warfare on different battle fronts (Argonne, Gallipoli, and Champagne), and with different troops (colonial battalions and Garibaldian companies). After losing his right arm in the 1915 Dardanelles campaign, General Gouraud returned to active duty on a diplomatic mission in Italy, and then back to the front as head of the IVth Army. Soon after, he was ordered to Morocco to replace Lyautey who had been appointed War Minister. Upon his return to France in 1917 he was appointed head of the French IVth Army in Champagne on a permanent basis. On Petain’s directive, Gouraud built the defences that would stop Ludendorff’s Friedensturm (‘peace offensive’) on July 15, 1918 and allow Field-Marshall Foch, French Chief of Staff, to lead the last Allied counter-offensive. In recognition, General Gouraud and his troops were the first to enter Strasbourg in November 1918. Having been injured himself, he became a dedicated spokesman for wounded war veterans. He was also committed in his work to preserve the memory of French and American soldiers under his command who lost their lives on the Champagne front. At this stage of his life Gouraud returned to his Catholic faith. The Navarin ossuary, erected in Champagne in 1924, became the most important memorial for him and his men. Gouraud’s private archives, to this day unpublished, offer historians the opportunity to follow the life and career of this WWI officer in detail.

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  • Détails : 3 vol. (666 f., 134 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 89-131. Index

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