Les Khons : les représentations sociales de la maladie et les pratiques magiques dans l'espace interculturel sénégalais

par Raymond Sémédo

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Jean-Marie Brohm.

Soutenue en 2009

à Montpellier 3 .


  • Résumé

    Les représentations sociales de la maladie dépendent du contexte culturel de leur production. En effet, les nombreux êtres culturels qui peuplent l’univers visible ou invisible sont des agents non-microbiens de la maladie selon les croyances. La rencontre de génies (Rap chez les Wolof, Lébou ou Pangol chez les Sérère, U-kai chez les Mancagne) entraine des troubles comme la paralysie, l’aphasie, la folie. . . Aussi, les génies domptés protègent du malheur biologique ou social. Chez les populations de la Casamance, Mancagne, Balante, Diola, Baïnuk, Manjak, les croyances aux fétiches sont restées intactes. Du fait de la vivacité des rites animistes, de nombreux bois sacrés et autels existent. Des cultes particuliers sont rendus à des êtres culturels intermédiaires ou à des génies puissants. Les Bassari du Sénégal oriental pérennisent des rites spécifiques permettant de commercer avec des génies qui réclament des âmes humaines. Mais l’entité culturelle identifiée par toutes les ethnies comme dangereuse reste le sorcier anthropophage. Même les populations islamisées Malinké, Soninké, Toucouleur, Peul cherchent des protections efficaces contre la sorcellerie anthropophagique. D’autres entités culturelles venues avec l’Islam, tels les djinnés ou les Seytanés donnent des troubles physiques ou psychiques, des maux sociaux ou biologiques. Enfin, selon les croyances locales, le maraboutage et les khons maléfiques sont d’autres vecteurs de maladies, d’infortune sociale, d’échec économique, scolaire, familial. Le système de croyances attribue aux khons d’autres maux qui peuvent aller jusqu’à la mort.

  • Titre traduit

    Khons : social representations of the disease and the magic practices in Senegalese intercultural space


  • Résumé

    The social representations of the disease depend on the cultural context of their production. Indeed, the many cultural beings which populate the visible or invisible universe are not-microbial agents of the disease according to beliefs'. The meeting of geniuses (Rap at Wolof, Lébou or Pangol at Sérère, U-kai at Mancagne) involves disorders like the paralysis, the aphasia, the madness… Also, the overcome geniuses protect from biological or social misfortune. At the populations of Casamance, Mancagne, Swinging, Diola, Baïnuk, Manjak, the beliefs in the fetishes remained intact. Because of promptness of the rites animists, many wood crowned and furnace bridges exist. Particular worships are returned to intermediate cultural beings or powerful geniuses. Bassari of Eastern Senegal perennialize specific rites making it possible to trade with geniuses which claim human hearts. But the cultural entity identified by all the ethnos groups as dangerous remains the anthropophagous wizard. Even the Islamized populations Malinké, Soninké, Toucouleur, Peul seek effective protections against anthropophagic sorcery. Other cultural entities come with Islam, such djinnés or Seytanés give physical or psychic disorders, social or biological evils. Lastly, according to local beliefs', the maraboutage and let us khons them malefic are other vectors of diseases, social misfortune, of economic, school, family failure. The system of beliefs allots to khons other evils which can go until death.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (350 f.-non paginé)
  • Annexes : Bibliographie f. 315-345. Glossaire

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TL 2009.MON-23
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