Facteurs prédictifs de la réponse à la radiothérapie ou à la radiochimiothérapie en cancérologie digestive : application au cancer du rectum

par Eric Assenat

Thèse de doctorat en Sciences chimiques et biologiques pour la santé. Biochimie et biologie moléculaire

Sous la direction de Marc Ychou.

Soutenue en 2009

à Montpellier 1 , en partenariat avec Université de Montpellier I. Faculté de médecine (autre partenaire) .


  • Résumé

    Actuellement, la radiochimiothérapie néo-adjuvante suivie d'une chirurgie avec excision complète du mésorectum s'est imposée comme le traitement de référence pour les cancers du rectum localement avancés. Comparée à un schéma post-opératoire, la radiochimiothérapie néo-adjuvante permet de diminuer le taux de récidive locale. Par ailleurs, en diminuant le volume tumoral, un traitement préopératoire permet de rendre opérables les tumeurs a priori non-rése��quables, et d'augmenter la probalité d'effectuer une chirurgie préservatrice du sphincter pour les tumeurs du bas rectum. En outre, la radiochimiothérapie néo-adjuvante permet d'obtenir une réponse pathologique complète pour 7 à 31% des patients. Les patients ayant une pCR ont un meilleur pronostic, et il a été suggéré que dans ce cas de figure, la chirurgie pourrait être évitée, ou tout du moins se limiter à une simple tumorectomie trans anale. A l'opposé, certaines tumeurs peuvent se montrer résistantes à la radiochimiothérapie, et dans ce cas, des traitements alternatifs ou plus intensifs seraient requis afin d'augmenter les taux de réponse. De même, certaines tumeurs posent le problème d'une évolution métastatique à distance, et ceci quelque soit le traitement initial réalisé (radiothérapie seule, radiochimiothérapie, chimiothérapie post opératoire adjuvante). La mise en évidence de marqueurs prédictifs de la réponse à la radiochimiothérapie et/ou de récidive tumorale représente donc un intérêt clinique majeur, puisque cela permettrait d'adapter la stratégie thérapeutique à chaque patient. Cela permettrait aussi d'éviter de "sur traiter" certains patients dont la réponse tumorale et/ou le pronostic sont spontanément favorables, et de mieux cibler les patients à risques et donc candidats pour des essais d'intensification ou de nouvelles combinaisons thérapeutiques. Toutefois, la réponse tumorale à la radiochimiothérapie est variable d'un individu à l'autre, et ne peut être actuellement évaluée qu'à postériori par l'analyse de la pièce chirurgicale. Le but des travaux réalisés est d'identifier des facteurs prédictifs (cliniques ou génétiques) de réponse ou de résistance à la radiochimiothérapie préopératoire des patients atteints d'un cancer du rectum. Nos résultats indiquent que, dans cette problématique, l'échographie endorectale ainsi que l'étude de polymorphismes génétiques constituent des facteurs prédictifs interessants, pouvant conduire ultérieurement à une individualisation des traitements

  • Titre traduit

    Predicitive factors of response to radiotherapy or chemoradiotherapy in digestive oncology : application to rectal cancer


  • Résumé

    Current treatment of rectal cancer primarily relies on surgical resection of the tumor. In locally advanced stages of the disease, surgery is increasingly supported by preoperative radiochemotherapy (RCT), which have been shown to improve local control. In addition, preoperative therapy can induce tumor regression, which may allow subsequent radical surgery in a primarily nonresectable tumor, and increase the probability of sphincter-saving procedures in low tumors. Moreover, pahtological complete response (pCR), defined as the absence of any residual viable tumor cells in the surgical specimen, can be achieved in 7-31% of patients, and it has been shown that this subgroup of patients may not require surgery or a local tumorectomy. However, there are currently no means of predicting an individual patient's response to preoperative RCT. Identification of predictive markers of cancer response to preoperative RCT is of clinical importance. Thus, patients with a priori resistant tumor could be selected for alternative or more intensive treatment regimens aimed at improving their response. Inversely patients with a good tumor response could be selected for less agressive surgery. However, tumor response to chemoradiation varies widely among individuals, and cannot be determined until the time of pathologic assessment. The aim of these studies was to identify clinical or germ-line genetic markers that could predict sensitivity or resistance to preoperative radiochemotherapy for rectal cancer patients. These findings underline that endorectal endosonograpy and SNPs are powerful potential markers that may allow tailor made individualization

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (126 f.-[34 f.])
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 111-126 (182 réf.)

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Médecine-Unité pédagogique médicale.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TU 2009.MON-16
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Bibliothèque Universitaire Historique de Médecine.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TU 2009.MON-16
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 8397
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.