Entre rhétorique et musique : le rythme latin de l'Antiquité au haut Moyen-Age

par Marie Formarier

Thèse de doctorat en Littératures et civilisations antiques

Sous la direction de Bruno Bureau et de Paul-Augustin Deproost.

Soutenue en 2009

à Lyon 3 en cotutelle avec l'Université catholique de Louvain (1970-....) .

  • Titre traduit

    Between rethoric and music : Latin rhythm, from Antiquity to the early Middle-Ages


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  • Résumé

    La science de l'éloquence politique est une musique ; la différence avec le chant et la musique instrumentale est une différence de degré et non de nature ". Par cette assertion, Denys d'Halicarnasse au Ier siècle avant J. -C. Pose le problème fondamental et passionnant du rapport problématique entre l'art du discours, c'est-à-dire la rhétorique, et la musique. Or, le rythme est l'un des points de contact essentiels entre ces deux domaines de compétence. La question centrale de cette étude est donc la suivante : dans quelle mesure le rapport entre le rythme déclamé et le rythme chanté témoigne-t-il des changements linguistiques, sociologiques, politiques et culturels qui ont marqué la latinité de Cicéron à Gui d'Arezzo ? Si le rythme chanté dans l'Antiquité grecque doit observer une mesure musicale, notamment pour que la mélodie puisse être dansée, le rythme oratoire en revanche, notamment dans la rhétorique latine, ne saurait respecter strictement une pulsation. Varier les combinaisons de longues et de brèves sans se soumettre à un cadre fixe et défini par avance, voilà, selon Cicéron, ce qui distingue de façon essentielle le rythme de la prose du mètre et du rythme musical. Ces principes théoriques trouvent un écho particulièrement fort au début du Moyen-Âge, en particulier dans le premier chant chrétien. Bien que la langue latine ait subi des modifications profondes, il n'en reste pas moins que les règles rythmiques établies par l'éloquence classique infléchissent considérablement les techniques de composition des mélodies chrétiennes, en particulier dans ce que Gui d'Arezzo (XIe siècle) appelle le cantus prosaicus

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Informations

  • Détails : 2 vol. (499-38 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 445-472. Notes bibliogr. Index

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