L'aide aux victimes du conflit nord-irlandais, 1969-2006

par Fabrice Mourlon

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation du monde anglophone

Sous la direction de Richard Deutsch.

Soutenue en 2009

à Lyon 3 .


  • Résumé

    L’aide aux victimes du conflit nord-irlandais donne des résultats mitigés. Avant qu’elles ne soient officiellement reconnues et qu’une politique ne soit mise en place pour leur porter assistance à partir de l’Accord de 1998, les victimes bénéficiaient d’un sytème d’indemnisation financière. Elles trouvaient un reconfort auprès de leurs proches ou d’associations informelles. Dès les cessez-le-feux de 1994, la société nord-irlandaise s’est penché sur le bilan humain du conflit qui a coûté la vie à presque 4000 personnes et a fait plus de 40 000 blessés. Les traumatismes psychologiques furent nombreux tant au niveau individuel que collectif. La crainte d’un retour à la violence, et la volonté de résoudre le conflit sur le long terme a motivé la prise en considération de ces personnes, sans pour autant qu’une stratégie clairement définie soit formulée. Un secteur associatif vigoureux s’est formé, notamment grâce à la générosité des premiers financements europeénnes et gouvernementaux. Il a agit comme un aiguillon et a participé à la politique d’aide aux victimes. Cependant, après presque dix années, les mêmes revendications concernant les questions de la vérité, de l’examen du passé, de la reconnaissance et des divisions animent encore une partie de la communauté des victimes. En effet, le modèle nord-irlandais de résolution du conflit a traité séparément l’aide matérielle et psychologique aux victimes et les questions de vérité et réconciliation. Un modèle idéal dans ce domaine n’existe pas et les théoriciens tatonnent encore. D’où le pragmatisme du gouvernement britannique et de l’Union européenne en la matière.

  • Titre traduit

    Assistance to the victims of the conflict in Northern Ireland, 1969-2006


  • Résumé

    Assistance to the victims of the conflict in Northern Ireland has given mixed results. Before being officially acknowledged and support mechanisms were organised for them since the signing of the Good Friday Agreement of 1998, victims received compensation by the State. They found support among their families and informally-organised groups. The cease-fire of 1994 marked the beginning of a new concern for the human cost of the conflict which claimed almost 4000 lives and maimed 40 000 people and had a psychological impact on many individuals and communities. Acknowledging and assisting those people came from the realisation that the conflict has to be resolved permanently and from fears that violence might erupt again. However, no clearly defined strategy was formulated. A strong volontary sector, encouraged by the first generous round of European funding, was essential in helping formulate and carry out the first provisions for victims. Nonetheless, after ten years of assistance, the victim sector is still concerned about issues of truth about the past, acknowledgement, and divisions. Indeed, the Northern Irish conflict resolution model has tackled psychological and material support seperately from issues related to truth and reconciliation. There no ideal model in the field which theorists are yet to come up with. This in part explains why the British government and the European Union have acted with pragmatism.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (466, 162 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 404-463. Index

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