Thèse soutenue

Figures du héros antique dans le roman médiéval : didactisme et œuvre romanesque

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Auteur / Autrice : Calliope-Catherine Theophilopoulou
Direction : Yves Roguet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Lettres et arts
Date : Soutenance le 12/03/2009
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, linguistique, arts (Lyon ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Passages XX-XXI
Jury : Président / Présidente : Jean Maurice
Examinateurs / Examinatrices : Marylène Possamaï-Pérez, Michèle Guéret-Laferté
DOI : 10.70675/b8dcee49z9a87z4d26zb916zb50d16a390c9

Résumé

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Les mythes comme aussi les personnages qui les peuplent, les héros, ont exercé au fil du temps, un charme sur les sociétés. Les hommes du Moyen Age, à leur tour, se tournaient vers eux chaque fois qu’ils éprouvaient le besoin. D’abord, personne ne peut contredire ou rejeter ces récits. Il s’agit des auctoritas que personne ne peut rejeter. Les écrivains de cette époque, pas soucieux de créer, se chargent donc de les transmettre aux illiterrati. Par ailleurs, les personnages jouent un rôle modélisant ; ils constituent des modèles archétypaux que personne ne peut contredire. Les écrivains se réfèrent à ceux-ci afin de mieux définir leur comportement ou adopter, plus généralement, une attitude propice à leur origine, à leur sexe et à leur âge. Par ailleurs, le recours à certains épisodes de leur vie se fait aussi afin d’instruire les hommes ou bien de les rebuter en leur montrant les résultats néfastes d’un comportement incompatible aux lois de la société ou de la nature. A la fin, on se réfère à certains épisodes car ils voient que c’est la meilleure façon pour passer leur message. Certes, le fait de promouvoir le modèle du chef parfait aide aussi la classe noble à se consolider dans une époque où celle-ci se sent menacée par une nouvelle classe qui voit le jour, la bourgeoise. En outre, les écrivains de cette époque trouvent l’occasion de faire passer leurs propres aspirations visant une meilleure société. Plus précisément, d’après eux, le bon chef doit être en réalité large, sage et instruit, capable de gérer intelligemment son fief de sorte que ses sujets puissent vivre harmonieusement. En outre, ils démontrent leur apport à la formation de la société. Même s’ils ne font pas partie de la classe qui fait la guerre, ils contribuent eux aussi à son bon fonctionnement à travers leurs connaissances.