Les services religieux féminins en Grèce de l’époque classique à l’époque impériale

par Patricia Denis

Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens

Sous la direction de Marie-Thérèse Le Dinahet.

Le président du jury était Anne Jacquemin.

Le jury était composé de Pierre Ellinger, Jean-Luc Lamboley.


  • Résumé

    En Grèce ancienne, femmes et filles de citoyens, issues généralement des élites, accomplissaient de nombreux services religieux pour leurs communautés. Ces fonctions, observées du Vème av. J.C. au II/IIIème ap. J.C. en Grèce, Etolie, Thessalie, Epire, Macédoine, îles des Cyclades et de l’Egée et littoral Est d’Asie Mineure, se construisaient et évoluaient avec leur société. Elles permettaient aux femmes de se mouvoir dans la sphère publique, en corrélation avec leur position sociale, et contribuaient à valoriser leur parentés. Beaucoup de ces services s’inscrivaient dans une sphère féminine où le sexe déterminait les rites accomplis, établissant une certaine image de la femme que les pratiques initiatiques accomplies par leurs filles, via ces services, reconduisaient. Toutefois, tous les services religieux ne se définissaient pas par rapport à ce monde féminin, mais tous se lisaient dans un ensemble subtil où il n’est pas toujours aisé d’établir les prérogatives de chaque service par rapport aux autres. Dans cet ensemble, la prêtrise était la charge la plus prestigieuse mais les autres fonctions, désignées par des termes spécifiques exprimant l’aspect principal de la charge, n’étaient pas simplement des auxiliaires ou subalternes. Les services religieux féminins formaient un ensemble complexe, diversifié mais cependant homogène et présentant une profonde cohérence.

  • Titre traduit

    Women’s religious functions from the classical era to the imperial period


  • Résumé

    In ancient Greece, Thessaly, Aitolia, Epiros, Macedonia, Cyclads, Aegean’s Islands and the eastern coast of Asia Minor, citizen’s wives and daughters, stem from the élite, could carry out religious functions for their people. These functions, influenced by the evolution of the society and observed from the 5th BC to the 2nd/3rd AD, were an opportunity for women to act in the public field, according to their social status, and a way to increase the value of their relatives. Many of these offices were determined by the gender and included in a women’s world. They played a part to create a greek ideal of woman, and the initiatory rites performed by their daughters contributed to carry on this image. However, all the women’s religious functions were not in this women’s world but all formed a group in which they are closely related to each other. The priestess got the most prestigious office but the others functions, usually named by a specific term which indicate its most important sight, were not just only sub-offices. All these offices were part of a complex group with some diversity and fine distinctions and it’s not easy to understand each function and its prerogatives, but this group was still homogeneous and coherent.


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.