Etude et développement de protéines inhibitrices dérivées de la protéine oncogène LMP1 du virus d'Epstein-Barr présentant des propriétés anti-inflammatoire et anti-tumorale

par Papa Alioune Ndour

Thèse de doctorat en Biochimie et biologie moléculaire

Sous la direction de Jean Coll et de Éric Adriaenssens.

Soutenue en 2009

à Lille 2 .


  • Résumé

    Le virus d’Epstein-Barr est associé à plusieurs pathologies malignes dans laquelle il prime un nombre restreint de gènes dits de latence. LMP1 est une des protéines de latence exprimée et elle est considérée comme l’oncogène majeur de l’EBV. Cette protéine est fonctionnellement apparentée à la super famille du TNFR par sa capacité à lier des protéines adaptatrices similaires et à activer les voies de signalisation cellulaires telles que la voie NF les cancers en intervenant dans les processus de survie, de prolifération et dans la régulation de l’apoptose. Plusieurs études dont nos propres travaux montrent que LMP1 est capable à elle seule d’immortaliser et de transformer in vitro et in vivo un certain nombre de lignées cellulaires en activant ces voies de signalisation. Dans notre étude, nous avons utilisé un concept de dominants négatifs (DN) dérivés de la région Cterminale signalisatrice de LMP1. Ces DN sont constitués d’une fusion entre la protéine GFP et les différents sites de liaison de LMP1 que sont TES1 et TES2 pour Transforming Effector Site. Nous montrons que ces DN sont capables non seulement de séquestrer les protéines adaptatrices se fixant à LMP1 ou au récepteur TNFR1, mais également d’inhiber le signal et les phénotypes induits par ces derniers (Ndour et al. , 2009). Pour étudier les effets phénotypiques associés à LMP1 et au TNFR1 dans des conditions proches de celles des tumeurs malignes associées à EBV, nous avons développé un modèle unique de lignées lymphocytaire (NC5) et monocytaire (TE1) infectées par EBV et exprimant la protéine de latence LMP1. Nous avons ensuiteétabli des constructions nous permettant d’exprimer de manière inductible ces DN dans nos 2 lignées NC5 et TE1. Cette inhibition de LMP1 se traduit dans les cellules transformées par une apoptose massive. Nous montrons que cette apoptose est due d’une part à l’inhibition des voies de survie cellulaire et d’autre part à la formation de complexes apoptotiques due à l’action de nos DN. Ce résultat a été validé in vivo et montre que les DN protègent contre le développement des tumeurs induites. Nous avons en outre développé une stratégie complémentaire de peptides de fusion constitués des séquences TES1 et TES2 d’une part et une partie de la séquence TAT du VIH d’autre part. Nos résultats montrent la bonne pénétration des peptides dans les cellules et des effets identiques à ceux des DN. Ces deux stratégies nous ont permis de caractériser la part respective du signal des deux sites de LMP1 (TES1 ou TES2) dans l’immortalisation et la transformation des cellules. Par ailleurs, l’apoptose induite par l’utilisation des protéines inhibitrices permet d’envisager l’élaboration de nouveaux outils thérapeutiques aux propriétés anti-proliférative et anti-inflammatoire.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (143 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 118-142

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  • Bibliothèque : Université de Lille. Service commun de la documentation. BU Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 50.379-2009-38-C
  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle pharmacie, biologie et cosmétologie.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MFTH 9040
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